Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 18.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 18.

Message  loudé Mallorca le Mer 12 Fév - 19:37

Bonsoir à toutes et tous.
Voici l'épisode du jour de votre histoire...
Bonne soirée et bonne lecture!

Episode 18

Le 12 décembre, il y a déjà cinq jours, elle a donné naissance à un petit prématuré qui, malgré l'équipement ultra-moderne dont bénéficie Villa Luna, n'a pu survivre que quelques heures...
Depuis lors, Magali reste prostrée, ne répondant que par monosyllabe aux questions que l'on lui pose, ne mangeant plus...
Malgré elle, Maria pense à Coraline. Elles ont un peu la même histoire, Magali et elle!
Des parents rigides qui ne veulent plus entendre parler d'elle, un enfant mort-né...
Et puis, physiquement, elles se ressemblent tellement!
Seulement Coraline, contrairement à Magali, avait au fond d'elle une telle rage de vivre qu'elle s'en est sortie...
-Que sont-ils devenus, son Pierre et elle?, songe-t'elle. Elle ne donne plus signe de vie depuis que je les ai « mariés »... Enfin, pas de nouvelles: Bonnes nouvelles!
Magali, elle, n'a plus d'espoir! Mentalement, elle est totalement détruite! Tous les soirs, depuis l'accouchement, elle sanglote dans son lit, appelant sa maman à l'aide... En vain...
-Et après le coup de téléphone que je viens de donner, je ne dois me faire aucune illusion; ils ne lèveront pas le petit doigt pour l'aider! Comment peut-on être aussi bête et méchant..., soupire Maria.
Elle se lève et sort de son bureau.
Il faut absolument que je redonne le goût de vivre à cette petite... A quinze ans, elle a toute une vie à vivre! Mais puis-je faire? Que puis-je faire?
Elle en est là dans ses réflexions quand la sonnette du portail extérieur se fait entendre:
Trois coups longs presque immédiatement suivis de trois coups brefs...
Maria a un sursaut: Une seule personne peut sonner de cette façon!
Elle ne l'a appris qu'à elle... Coraline!
Quand on parle du loup..., pense-t'elle, en se précipitant sur le perron de la grosse villa, juste au moment où le portail automatique s'ouvre.
Comme d'habitude, elle est dans la tenue obligatoire de Villa Luna et réprime un frisson: Il ne fait pas très chaud à cette époque de l'année... même si la douceur est encore au rendez-vous.

****

L'ambulance a mis moins de dix minutes pour parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de l'hôpital de Braine-l'alleud.
Doucement, en lui parlant gentiment, les ambulanciers ont installé Dominique sur une civière et l'ont embarquée dans le véhicule.
-Je te rejoins tout de suite, Dominique! Ne t'inquiète pas!, réponds-je à l'interrogation muette que je lis dans ses yeux tandis qu'un des brancardiers referme déjà sur elle les portes de l'ambulance.
Le véhicule de secours a à peine franchi mon portail que déjà, j’entends les hurlements de sirène de la voiture de police.
Trente secondes plus tard, elle s'arrête devant la maison. Deux agents en tenue en descendent. Je les attend, debout sur le pas de la porte, et nous entrons.
Immédiatement, je reconnais le commissaire le Guy Lebrun. Nous nous connaissons un peu car nos filles fréquentent le même club de sport.
-Hé bien, Pierre, me fait-il, tandis que l'autre examine déjà le séjour avec un œil professionnel. Que s'est-il passé?
Je lui raconte comment j'ai retrouvé ma future belle-mère attachée sur son lit, en revenant de l'aéroport.
-Et tu n'as rien remarqué de spécial, en arrivant?, interroge-t'il.
-Rien!
L'épisode de la camionnette qui roulait tous feux éteints m'est complètement sorti de la tête...
-Je suppose que tu meurs d'envie d' aller la retrouver?, reprend le commissaire.
J'acquiesce, d'un signe de tête.
-Vas-y!, continue-t'il. Nous n'avons pas besoin de toi ici! Et ne t'inquiètes pas: Nous fermerons tout en sortant et nous apposerons des scellés, le temps de l'enquête, continue-t'il.
-Je te convoquerai au bureau prochainement..., achève-t'il. Des fois qu'un détail, même minime, te revienne...
-OK!, merci Guy! Je files!
Je trouve une place de stationnement assez proche de l'entrée affectée exclusivement aux urgences et m'y dirige au pas de course, après avoir garé ma voiture.
A l'entrée, un homme jovial en blouse blanche, portant barbe, cheveux longs et lunettes, et qui me dit se prénommer Luc, m'arrête...
-Je peux vous aider?, s'informe-t'il, poliment.
Je lui explique en deux mots la raison de ma présence.
-Ah, oui!. L'agression! Elle est en salle 3! Sur votre droite!, fait-il, en ouvrant la porte derrière lui et en m'invitant, d'un geste de la main, à emprunter le couloir qui la suit.
-Ce ne sera pas bien grave!, entend-je prononcer par une voix rassurante, quand je m' approche de la salle. Je vais vous remettre sur pied en « deux coups de cuillères à pot », Madame Dulac.
Je connais bien cette voix... Et cette expression, surtout!
Mais pourquoi l'appele-t'il « Madame Dulac »?, songe-je, intrigué, avant de me souvenir qu'il s'agit du nom de jeune fille de Dominique.
La salle 3 n'est séparée du couloir que par un drap blanc plastifié, suspendu à une tringle à rideaux.
Je l'écarte et y passe la tête.
Se tournant vers moi, l'air déjà mauvais pour être dérangé, un petit homme chauve avec des grosses lunettes de myope et un stéthoscope autour du coup me lance sèchement:
-'Voyez pas que c'est....
Il s'arrête net de parler:
-Monsieur Delcampe! Vous êtes à nouveau surmené?, m' interroge-t'il, d'un ton moqueur.
J'ai un léger sourire en reconnaissant le docteur Dawir: Celui-là même grâce a qui, bien indirectement, j'ai retrouvé Cora. (Voir Coraline & Pierre ou l'amour triomphe toujours.)
-Bonjour, docteur, fais-je. Non, pour moi tout va bien. Je viens pour Madame...
Elle me répond d'un sourire pâle.
-Allez m'attendre dans la salle d'attente, m'intime le doc. Je vous y rejoins tout de suite: J' administre un léger sédatif à Madame pour qu'elle puisse se reposer et je suis à vous.
Je patiente depuis une bonne dizaine de minutes quand il pénètre dans la pièce.
-Tout va bien!, me rassure-t'il d'emblée. Elle est, bien entendu, terriblement choquée, mais physiquement, ça va!
-Venez!, m' invite-t'il, d'un geste de la main. Passons dans mon bureau; nous y serons plus à l'aise pour discuter.
Il me précède dans une petite pièce aux murs gris, meublée en tout et pour tout de deux chaises, d'un bureau métallique, d'une armoire à classeurs, d'une table d'examens et d'un écran rétro-éclairé blanc.
-Voilà le topo!, fait-il en s'asseyant et en me désignant de la main une des chaises, face à son bureau.
-Physiquement, elle n'a quasiment rien... Une légère coupure à la gorge et les contusions typiques laissées par ce type d'agression et les liens. Dans une semaine ou deux, il n'y paraîtra plus!
Il laisse passer un blanc et reprend, songeur.
-Par contre, son mental en a pris un sacré coup! Elle a été extrêmement choquée par ce qui lui est arrivé... On le serait à moins! Elle a besoin de repos, bien sûr, mais aussi de distractions...
-Elle travaille?, m'interroge t-il, les sourcils levés en accent circonflexes.
-Non!, fais-je. Ses revenus lui permettent aisément de vivre sans rien faire...
-Dommage! Cela, déjà, aurait pu occupé son esprit!
-A-t'elle des amis? Des gens de confiance chez qui elle se sentirait bien?

A suivre

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