Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 25.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 25.

Message  loudé Mallorca le Ven 21 Fév - 19:44

Bonsoir à toutes et tous.
Voici la suite de votre histoire quotidienne.
Je vous souhaite une excellente soirée et... bonne lecture!

Episode 25

Michel, sous le coup de l'émotion, est livide.
-Viens!, reprend-je. Je vais te faire visiter... Si ton patron veut bien te libérer une demi-heure, bien entendu!
Vous dire qu'il est heureux après la visite serait mentir: Il est littéralement aux anges!
Il a immédiatement téléphoné à sa Corinne en faisant, au sens propre du terme, des bonds de joie!
J' imagine sans peine que, à l'autre bout du téléphone, il y a une jeune personne de sexe féminin qui doit faire exactement la même chose!
Peu après, tandis qu'il s'en retourne à ses occupations, je rejoins Cédric dans le bureau.
-Tu ne changeras jamais, toi!, fait-il, en souriant. Si tu peux faire plaisir à quelqu'un...
-Je ne rate pas l'occasion, c'est vrai!, lui répond-je sur le même ton. Mais c'est vrai aussi que cette solution arrange tout le monde, non?
Cédric en convient et puis, changeant de sujet:
-Si j'ai bien compris, tu es seul, ce soir?
-Et oui!, soupire-je, brutalement revenu à la réalité. Normalement, je devais souper avec Dominique ce soir...
-Tu sais quoi? Ce soir, ma femme et moi allons manger chez ma belle-sœur, ta voisine d'en-face.
-Ah oui! La maman des Jumelles..., dis-je, en jetant malgré moi un coup d'oeil inquiet vers les pompes à essence. Comme s'il pouvait encore y subsister quelques traces de la couleur que ces jeunes filles -dont la mienne- se faisaient un devoir d' y apposer régulièrement.
-Celle-là même! Je vais lui téléphoner et tu pourras te joindre à nous. Depuis le temps qu'elle veut faire ta connaissance...
-Ma connaissance?, fais-je, interloqué. Pourquoi?
-C'est que, votre histoire, à Cora et à toi est tout...sauf banale! Elle n'en connait que le peu que Caro a raconté aux jumelles... M'est avis qu'elle aimerait beaucoup la connaître en entier!
Tout en parlant, il a déjà composé le numéro de téléphone de Nicole, sa belle-sœur.
-C'est en ordre! Elle t'attend pour vingt heures... Prépares-toi à raconter!, termine-t'il, dans un grand rire.
Je reste à bavarder encore un peu et fini par prendre congé de Cédric sur un:
-Ben: A tout-à-l'heure, alors!
Michel me rejoint en courant, alors que je remonte dans ma voiture:
-Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous venez de faire, Monsieur Pierre!
-Me remercier?, lui rétorque-je. Tu n'as pas à me remercier. Comme je te l'ai dit, tu me rends un grand service en acceptant d'occuper cette bicoque...
-Par contre, reprend-je immédiatement, si tu veux me faire un plaisir...
-Tout ce que vous voudrez, Monsieur Pierre! Tout ce que vous voudrez!
-Alors... Soyez heureux ta Corinne et toi! C'est tout ce que je te demande en échange de ma maison: Soyez heureux! L'amour, le vrai, est une chose tellement rare et précieuse...
Quand on a la chance de l'avoir trouvé, comme cela à l'air d'être ton cas, il faut entretenir la flamme précieusement!
-Je vous promet que je vais tout faire pour, Monsieur Pierre!, me fait-il, avec le plus grand sérieux.
-A la bonne heure, lui répond-je en souriant. Encore une chose, Michel...
-???
-Arrête de m'appeler Monsieur Pierre; cela me rappelle le boulot. Pierre est bien suffisant!
Puis, le laissant sur la piste, je démarre et rentre chez moi.
Au passage, je m'arrête dans un magasin de fleurs, sur la route.
On n'arrive pas chez quelqu'un qui vous invite sans avoir, au minimum, un bouquet de fleurs à offrir à la maîtresse de maison!

NDLA: Retient cela, Raoul! Je me comprends! Pas vous? Tant pis; continuez à arriver aux invitations que l'on vous fait les mains vides! 'Terminerez tout seul!
J'ai encore une corvée plus que désagréable à accomplir: Annoncer à Cora l'agression dont sa maman a été la victime...
Comment vais-je bien pouvoir lui dire cela?, m'interroge-je mentalement.
Je compose le numéro de son GSM. Il sonne dans le vide...
Machinalement, je jette un coup d'oeil sur ma montre: 18h 40!
Je vais prendre une douche, fais deux longueurs de piscine et me prépare pour la soirée...
Je regarde distraitement les informations à la télévision et, vers 19h50, je rappelle Cora.
Elle répond immédiatement, cette fois.
-Pierre! Mon chéri!, fait-elle, la voix gaie et enjouée. Quoi de nouveau depuis ce matin?
J'hésite... Que dire?
Avant que j'ai le temps de placer un mot, elle reprend, excitée.
-Je quitte Villa Luna, à l'instant là! Tu as le bonjour de Maria! Je suis dans la descente vers Formentor... Tu ne devineras jamais ce qui nous arrive...
-Cora, la coupe-je. J'ai une mauvaise nouvelle...
-Une mauvaise nouvelle?, fait-elle, toute trace de gaieté disparue dans la voix. Attend : Je gare la voiture.
-Ce matin, pendant que nous étions à l'aéroport, ta maman...
-Maman? Quoi, maman?, demande-t'elle, alarmée.
-Elle a été agressée! Dans sa maison..., termine-je.
-Agressée? Mais comment? Par qui? Qu'est-ce qu'elle a? Elle est près de toi? Passe-la moi!
-Elle est hospitalisée, Cora. Le docteur Dawir dit que, physiquement cela ira: Elle se rétablira très vite! Il est plus inquiet pour son moral: Elle a été...violée!, achève-je, dans un souffle.
-Viol.... C'est pas vrai!, fait Cora, des sanglots dans la voix.
Un silence pesant s'installe durant un moment qui me semble très long et Cora reprend:
-Je prends le premier avion demain, fait-elle. Nous serons là demain soir, au plus tard...
-D'après le docteur Dawir, reprend-je, il serait préférable que ce soit elle qui s'éloigne de son environnement pour un moment. Elle a besoin de se reconstruire ailleurs que là où elle a vécu son calvaire...
-Je comprends bien, répond Cora. Que puis-je faire, alors?
-Je vais l'emmener avec moi, à Mallorca, jeudi! C'est la meilleure solution: Elle pourra se reposer et nous serons là pour l'aider... Je pense que, après une grosse semaine de farniente et si nous la dorlotons convenablement, elle ira déjà beaucoup mieux!
-Cela me semble une excellente idée!, convient Cora.
Puis, comme prise d'une inquiétude soudaine:
-Elle va pouvoir rester seule la nuit, tu penses?, s'inquiète-t'elle.
-Je n'en sais rien! Tout dépend de sa réaction aux traitements que Dawir va lui administrer...
Mais pourquoi devrait-elle rester seule? Il y a bien trois chambres dans ton appartement, non?
-Heu... Oui, bien sûr! Mais je...J'ai... Je t'expliquerai cela demain! Pour le moment, je ne trouve plus mes mots.
-Bien!, dis-je. Je vous embrasse, mes amours! Je dois y aller, sinon je vais être en retard...
-En retard? Et en retard pourquoi?, fait Cora, déjà jalouse.
-Je suis invité chez nos voisins, ce soir. Tu sais, chez Nicole, la belle-sœur de Cédric... La maman des jumelles...
-Ah? En quel honneur?, continue-t'elle.
-'Parait qu'elle meurt d'envie de connaître notre histoire...
-Bon! Ben... Passe une bonne soirée, alors. Les filles et moi allons souper chez André, au restaurant « Le Belge », à côté de l'hôtel. Bonne nuit! Bisous!
-Bon appétit... Con muchos besos!, lui fais-je en espagnol, -les quelques rares mots que je connaissent de cette langue- avant de raccrocher.
Est-ce qu'elle a bien dit :« les filles et moi » ou j'ai mal compris?
J' ai mal compris! Pourquoi aurait-elle parlé « des filles »?: Nous n'avons qu'une, jusqu'à nouvel ordre!

A suivre

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