Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 27.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 27.

Message  loudé Mallorca le Mar 25 Fév - 20:16















Episode 27

-Dans une semaine?, fait Caroline. Il faudra fêter cela, alors! Eh?! Nous serons à Noël alors!
-Moi, j'en aurai quatorze en mai prochain, continue-t'elle. Le seize, exactement!
Quatorze ans déjà..., pense Cora, rêveuse.
-Et, continue Cora, sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas...Le père de ton enfant?.. Tu crois qu'il te recherche?
-Oh non! Il est parti dès qu'il a su que... Et puis, il n' y a pas eu d'enfant!
Ses yeux se remplissent de larmes.
-Pourtant je croyais bien qu'entre-nous...
Elle se tait, incapable de surmonter les sanglots qui lui remontent dans la gorge.
Caroline lui passant un bras autour du cou, l'attire à elle:
-Tous de salauds!, fait-elle à mi-voix, sentencieuse, en lui posant un bisou sur la joue.
Malgré ses larmes, Magali a une ébauche de sourire:
-Ecoutez la « vieille » qui me parle des garçons, maintenant!, fait-elle.
-C'est juste! Comment sais-tu cela, toi?, fait Cora, sérieuse, à une Caroline rougissante.
-Heu... Je... Ben...
L'embarras de la jeune fille a le don de faire rire les deux autres et le repas continue dans la bonne humeur, toute nostalgie envolée.
A vingt-trois heures quarante, repues, les trois jeunes femmes quittent le restaurant sur un:
-Bonne nuit et à demain!
-A demain, Cora! A demain, les filles!, leur répond-il.
Tout de même, continue-t-il, un ton plus bas, en s'approchant de Cora:
-Tu aurais pu me dire que tu avais deux charmantes filles!
-C'est que... C'est tout récent!, lui rétorque Cora, en ne lui mentant qu'à moitié.
-Tu ne le croiras peut-être pas, continue-t'elle, sibylline,...mais je n'en savais rien moi-même!
Et elles sortent en riant, sous le regard interrogateur et perplexe à la fois du restaurateur.
-C'est loin d'ici, chez toi, maman?, demande Caro, alors qu'elles marchent dans la rue piétonne, face à l'hôtel Condor.
-Tu ne sais pas où habite ta maman?, interroge Magali, ahurie par ce qu'elle vient d'entendre.
-Tu sais, c'est la première fois que je viens à Mallorca... Même si j'y suis née!
-Tu es née à Mallorca? Où?, interroge encore Magali.
C'est Cora qui lui répond, doucement:
-Où? Devine! Tu n'as rien retenu de mon histoire, tout-à-l'heure?
-Oh! Bien sûr!, répond Magali. Je...J'avais oublié! Vous donnez tellement l'impression d'être normales...
-Dis tout de suite que nous sommes anormales!, fait Caroline, hésitante entre rire et se fâcher.
-Ce n'est pas ce que je voulais dire!, fait Magali, en virant progressivement au rouge cramoisi.
Coraline vole à son secours:
-Ne t'en fais pas!, dit-elle. Moi, j'ai compris ce que tu voulais me dire. Et toi, tu comprends maintenant quand je te disais qu'il y a une vie après Villa Luna?
-Je... Je crois, oui!
Tout en parlant, elles sont arrivées devant l'immeuble où réside Coraline.
Elles pénètrent dans le petit hall d'entrée. Coraline sort son trousseau de clés de son sac à main, en choisit une et ouvre la porte vitrée qui les séparent de la cage d'ascenseur.
Elles montent au troisième et Cora les dirigent vers la porte de droite, sur le palier.
-Nous voilà chez nous, les filles!, fait-elle, en s'effaçant pour les laisser entrer.
Caroline et Magali sont muettes de surprise en découvrant la décoration moderne de l'appartement.
La grande télévision écran plat, posée sur son socle devant le canapé, intéresse tout particulièrement Caroline.
-Pourquoi on a pas la même, à Waterloo?, interroge-t'elle.
-Ben... On regarde jamais la télé, là-bas!, lui répond Cora, hésitante.
-Parle pour toi!, fait Caroline. Moi, je...
-Toi? Mais tu es toujours fourrée dans l'eau!, lui fait remarquer Cora, en riant.
-Oui!, C'est vrai aussi!, doit bien reconnaître sa fille.
-Et, à part cela? Cela vous plaît?, fait Coraline, amusée par l'expression étonnée du visage des deux filles.
-C'est... C'est vraiment chez toi, ici?, interroge Caroline, encore incrédule, malgré tout.
-Ah non!, répond Coraline, souriante. C'est chez nous, maintenant! Et quand je dis « nous », cela vaut pour toi aussi, Magali!
Constatant que celle-ci est à nouveau au bord des larmes, elle s'empresse de faire diversion.
-Venez! Je vais vous montrer vos chambres, fait-elle, en les entraînant à sa suite dans le petit hall d'entrée.
Les deux filles se concertent du regard.
-On peux-vous demander quelque chose, Mad... Coraline?
-Seulement si tu le fais en me tutoyant, Magali, répond celle-ci, de sa voix la plus douce.
-Ben... On aimeraient bien dormir dans la même chambre, Caroline et moi...
-On pourra discuter plus longtemps le soir, comme cela!, surenchérit Caroline.
-Bon! Vous prendrez la plus grande des deux alors... Celle-ci, continue-t'elle, en ouvrant une porte, au fond du petit hall de nuit.
Cela m'arrange bien, cela! Maman va pouvoir occuper la chambre restante, se dit-elle.
Les filles sont aux anges en découvrant leur nouveau domaine. Un lit d'une personne dans la sous-pente du toit, une grande garde-robe, deux fauteuils, une table basse et un divan-lit en compose l'essentiel du mobilier. Presque un studio pour elles seules!
-Vous n'aurez qu'à tirer au sort pour décider de qui dort où, fait Cora. Pour les vêtements, toutes tes affaires sont dans la garde-robe de la chambre d'à côté, Caroline. Demain, nous ramènerons le tout par ici. Tu les partageras avec Magali en attendant que nous allions lui en acheter rien que pour elle, d'accord?
-Allez, maintenant, au dodo! Demain, je vous ferais découvrir l'hôtel, achève-t'elle, en refermant la porte de la chambre derrière elle, en sortant.
Épuisée par le voyage et par les événements du jour, elle s'endort dès qu'elle se couche.
De la chambre d'à-côté, petits cris et rires troublent encore un bon moment le silence de la nuit.

-Chapitre 7-

Il est neuf heures quand je me décide enfin à sortir pour me rendre au bureau.
En passant à côté, bien que je sache pertinemment que je ne peux plus rien en faire, je m'approche de la carcasse de ma pauvre Mercédès.
J'ai comme un éblouissement, soudain. Le détail qui clochait, cette nuit... Je sais ce que c'est!
L'épave que j'ai sous les yeux pue l'essence!
C'est d'autant plus étonnant qu'elle est équipée d'un moteur diesel, ma tuture!
Enfin, elle l'était, tout du moins.
Je sors la Renault cinq du garage et me mets en route vers Boisfort.
Comment une voiture diesel peut-elle sentir l'essence?
Cette question me trotte dans la tête jusqu'à ce que je sois garé sur mon emplacement de parking, devant les « ADP Industries ».
Je pénètre dans mes locaux, perdu dans mes pensées, et reste interdit dans le hall: Agnièce, perchée sur une échelle, est occupée à suspendre une immense guirlande multicolore au plafond.
-Cela vous plaît, Monsieur Pierre?, m'interpelle-t'elle, du haut de son perchoir.
-Heuu... Oui: C'est joli, bien sûr! Mais...
-Vous avez déjà oublié?, me fait-elle. Nous sommes le dernier week-end avant Noël. Je fais ce que vous m'avez demandé: Une petite fête pour le personnel...
Complètement oublié cette histoire de fête, moi!
-Vous serez des nôtres, bien entendu?, demande-t'elle encore.
A suivre

loudé Mallorca

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