Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 29.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 29.

Message  loudé Mallorca le Mer 26 Fév - 20:11

Bonsoir à toutes et tous.
Très heureux de vous retrouver pour un nouvel épisode de votre histoire.
Je vous souhaite la bonne soirée et une bonne lecture.


Episode 29

Je n'ai vraiment pas la tête à cela mais, par politesse, je lui assure que je ferais mon possible pour en être.
Une fois assis à mon bureau, je songe, à haute voix:
-Il n'y a qu'une explication à cette odeur d'essence... « On » a aidé ma voiture à brûler!
Je compose le numéro de téléphone de Cédric:
-Cédric? Oui, bonjour. Pierre, ici. Dis-moi: Es-tu déjà allé chercher ma voiture? Non?
Bien! Ecoute: Il y a quelque chose qui ne « colle » pas dans cet incendie...L'épave pue l'essence!
-Quoi?, fait-il, sceptique malgré tout. Tu en es sûr?
-Tu le constateras par toi-même, quand tu l'embarqueras.
-Tu veux dire que...
-Ne la met tout de suite dans le parc à mitraille, le coupe-je. Gardes-là au chaud! Je vais téléphoner au commandant des pompiers pour qu'il vienne l'examiner. Je te tiens au courant.
-OK, Pierre! J'irai la chercher dans une heure et je la laisserai sur la dépanneuse...
Sitôt raccroché, j'appelle la caserne.
Chance; j'ai immédiatement le commandant en ligne.
Je lui expliques mes doutes sur l'incendie « accidentel » de ma voiture tout en dépouillant le courrier en attente sur mon bureau.
Il m'écoute sans m'interrompre et m'assure qu'il peut passer demain, dans la matinée, bien que ce soit un samedi.
Je le remercie et nous nous quittons sur un: A demain!, cordial.
Rien qui ne m'intéresse directement dans le courrier que j'ai sous les yeux: Mes directeurs s'en tireront très bien sans moi! Et puis, à l'approche des fêtes de fin d'année, la société tourne au ralenti.
Je me replonge dans mes réflexions...
C'est tout de même une étrange coïncidence : Dominique est agressée chez elle, à un des rares moment où il n'y a personne chez moi et le même jour, ma voiture part en fumée... Ces faits seraient-ils liés?
J'ai beau tourner cela en tout sens, je ne trouve pas de réponse valable!
Je n'ai pas d'ennemis, à ma connaissance... Je n'ai fait de « vacheries » à personne...
Et pourtant, au fond de moi, je suis sûr: Tout est lié! Une idée en amenant une autre, il me revient mon arrivée ici, le premier jour...
L'accueil musclé qui m'a été fait, les policiers qui m'embarquent...
Est-ce que, par hasard, cela aussi...?
Je sursaute soudain: Sonia, ma secrétaire est debout devant mon bureau.
Je suis tellement perdu dans mes réflexions que je ne l'ai ni vue, ni même entendue entrer.
Au mouvements que font ses lèvres, je réalise qu'elle me parle, mais il me faut un petit moment avant de comprendre ce qu'elle me dit.
-...à nous?, termine-t'elle, en souriant.
-Heu... Je vous prie de bien vouloir m'excuser, Madame Sonia: Je n'ai rien compris de ce que vous m' avez dit!, fais-je, embarrassé.
-Je disais, reprend-elle patiemment, qu'il est onze heures trente. Monsieur Franck et moi allions descendre faire honneur à la petite fête organisée par Mario et Agnièce. Voulez-vous vous joindre à nous?
-Malheureusement, ce ne va pas être possible!, fais-je. J'ai un tas de problèmes personnels à régler...J'allais partir, d'ailleurs...
-Si je peux vous être utile d'une quelconque manière..., reprend-elle.
-Non. C'est gentil, mais je dois régler cela par moi-même. Merci de me l'avoir proposé... Mais allez-y, je vous en prie! Et amusez-vous bien, surtout!
Quand elle a quitté la pièce, je re-décroche le téléphone.
-Falcon Agency, répond une voix masculine que je connais bien, après deux sonneries.
-Bonjour Marcel. Pierre Delcampe à l'appareil.
-Pierre! Cela alors! Comment vas-tu?, s'enquiert-il.
-J'ai quelques soucis, fais-je. Tu as beaucoup de boulot en ce moment?
-Raconte toujours, dit-il. Je verrai si je peux te prendre...
Je lui fais un résumé succinct des événements survenus ce dernier mois.
-OK!, je prend!, dit-il, direct, comme à son habitude. Je passe te voir demain après-midi. Tu seras chez toi?
-Après dix-sept heures, seulement, si cela ne t'ennuie pas. Je vais rendre visite à Dominique avant.
-Pas de problème! Je serai chez toi à dix-huit!, fait-il, avant de raccrocher.
Je consulte la montre posée sur mon bureau: onze heures cinquante.
En pensant à Dominique, allez savoir pourquoi, je réalise d'un coup que j'ai encore un important détail à régler: Je n'ai réservé aucun billet d'avion pour jeudi!
Je me traite mentalement de tous les noms d'oiseaux possibles: Comment ai-je pu oublier cela?
J' empoigne (Encore une fois! Vous avez remarqué combien il travaille -lui- dans cette histoire?) mon téléphone.
Cela ne va pas être facile!, songe-je.
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de réserver des vols pour une destination touristique quelconque à un peu moins d'une semaine des fêtes de Noël...mais je ne vous le conseille pas!
C'est à peine si les employés des diverses d'agence de voyages que je contacte, ne me rient pas au nez!
Tout est absolument complet!, m'assurent-ils, unanimes.
Du moins tant que c'est Pierre Delcampe qui le demande...
A partir du moment où c'est le Président-Directeur-Général de « ADP Industries » en personne qui le désire...deux places se libèrent comme par enchantement! Et en première classe, en prime!
Treize heures dix, m'indique la montre, sur le bureau.
Il m'a fallu une heure vingt pour régler ce simple problème de billets d'avion!?, constate-je, surpris par le temps qui s'est écoulé.
Je quitte le bureau, m'engouffre dans l'ascenseur et, pour éviter de traverser le hall de réception où la fête doit battre son plein, je descend jusqu'au niveau -1, là où se trouvent les garages.
De là, je sors par la petite porte, celle qui donne immédiatement sur les parkings extérieurs.
Direction l'hôpital de Braine-l'Alleud. Il est temps d'aller prendre des nouvelles de Dominique.
Bref arrêt au corps de garde, histoire de saluer Henri et Albert, mes gardiens si zélés, et je parviens au bout de l'allée privée.
Au moment de tourner à droite, sur la grand route, mon regard est attiré par un reflet du soleil sur une masse métallique, en provenance de derrière un bouquet d'arbres, en face.
Une BMW grise, qui me laisse une impression de « déjà vu », est y stationnée, bien cachée par le rideau d'arbre.
En voilà un qui s'est trouvé un parking aussi original que personnel !, pense-je, amusé.
Lorsque je passe à sa hauteur, elle démarre et s'engage sur la route, loin derrière moi.
J' arrive à l'hôpital à quatorze heures, juste au moment où débutent les heures de visites.
La BM a depuis longtemps viré à droite, en direction de Genval et de son lac, source, paraît-il, des célèbres boissons Schweppes.
A l'accueil où je me renseigne, une avenante jeune femme (Ben oui! Je sais! Elles sont toutes avenantes, les femmes de ce récit! Je ne vais quand même pas écrire: « Une sorcière de la pire espèce! ». Avec votre imagination galopante, vous en auriez peur! Un coup à ce que vous ne dormiez pas la nuit prochaine! Sans compter ce qu'en penserait la véritable réceptionniste de cet hôpital!) m'informe que Dominique a été installée dans la chambre 304, au troisième étage.
Quand j'y entre, j'ai la surprise de la trouver assise dans son lit, bavardant tranquillement avec le docteur Dawir. Elle m'a l'air en pleine forme!
-Ah, Monsieur Delcampe!, fait celui-ci, souriant en me reconnaissant. Nous parlions justement de vous...
-En bien, j' espère?, fais-je en souriant.

A suivre



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