Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 48.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 48.

Message  loudé Mallorca le Jeu 20 Mar - 20:36

Episode 48

Il se relève péniblement, en frissonnant; plus de quatre heures allongé sur un carrelage froid, forcément: Cela refroidit!
Il a un goût de sang dans la bouche; l'avant de sa chemise en est maculé!
-J'ai été agressé?, se demande-t'il.
Debout, nu devant le grand miroir de sa chambre, Hubert s'examine méticuleusement...
Rien! Aucune trace d'une blessure quelconque...
-C'est incroyable! Je ne me souviens de rien!
Péniblement, il va se coucher sur le lit... Sa tête recommence à le faire souffrir...
Il voit sa fille, Coraline, le menacer de son index tendu, accusateur...
-Va au diable!, crie-t'il, avant de sombrer brutalement dans un sommeil sans rêves.

Chapitre 10

La semaine suivant le réveillon passe à une vitesse folle...
Dominique passe tout son temps avec Pedro: Ils forment réellement un beau couple qui respire le bonheur! Et franchement: Ce bonheur leur va bien!
Les filles se sont contentées de flirter avec leurs cavaliers respectifs lors de la nuit de la Saint-Sylvestre; nous ne les avons pas revus depuis.
Par précaution plus que par de manque de confiance, j'ai voulu rappeler à Magali comment et pourquoi elle s'était retrouvée à Mallorca...
-N'aie aucune crainte à ce sujet, papa!, m'a-t'elle répondu, avant même que je n'achève le petit laïus que j'avais pourtant si bien préparé. J'ai retenu la leçon: Crois-moi!
Et de continuer:
-Et je te jure bien que je surveille Caro discrètement! Elle non plus ne tombera pas dans ce piège...
Mardi soir, contrairement à l'habitude qu'ils ont pris ces derniers jours, Dominique et Pedro nous accompagnent pour le repas du soir, au restaurant de notre ami André.
Après avoir passé sa commande, Pedro attaque, d'un ton solennel:
-Dominique et moi avons quelque chose d'important à vous dire...
-Nous allons vivre ensembles!, termine pour lui Dominique, avant même qu'il n'ait pu achever sa phrase, tout en rougissant comme une jeune fille entendant sa première histoire cochonne.
-Tiens? Quelle nouvelle étonnante! Et moi qui ne me suis aperçu de rien!, fais-je, hilare. Tu avais remarqué qu'il y avait un début d'idylle entre ce Monsieur ici présent et ta maman toi, Cora?
-Moi? Ah non! Première nouvelle! J'en suis toute z-étonnée... répond-elle, sur le même ton, en s'esclaffant.
Elle reprend, sérieuse:
-Félicitations à tous les deux! Soyez heureux: Vous le méritez bien!
-Et prends bien soin de ma presque belle-mère, futur beau-père!, ajoute-je, en riant. Sinon, tu auras affaire à moi!
-Et à nous!, annoncent d'une seule voix comme toujours, nos deux filles.
-Hé?! Arrêtez: Vous me faites peur!, fait Pedro, en riant.
-Tu peux trembler, tu sais! Je sais de quoi Caroline est capable quand quelqu'un lui fait du mal! Hein ma fille?, achève-je, avec un grand clin-d'oeil.
-Je t'expliquerai, répond-elle, cramoisie, au regard interrogateur que lui lance Magali.
-Tu ne rentreras pas avec nous samedi prochain, alors..., reprend-je.
-Hé non! Mais je pense venir vous voir aux congés de carnaval... Avec Pedro, bien entendu!, me répond-elle.
-Bien entendu!, fais-je, sérieux comme un contrôleur du fisc. Tu oublies quand même un détail...
-Un détail?, fait-elle, me fixant, les yeux ronds. Tu as bien assez de place dans ta maison pourtant! Et puis, la mienne est vide...
-Il ne s'agit pas de cela!, continue-je, sans rire. Tu sais bien que nous serons enchantés de vous accueillir... Non! Ce fameux détail, c'est: Crois-tu que Pedro pourra prendre congé à cette époque de l'année? Je me suis laissé dire que sa patronne avait un sale caractère: Elle est capable de le lui refuser!
-Une bonne fois pour toute: Tu sais que l'on te dit mon sale caractère et moi?, fait Coraline, en fronçant les sourcils.
-Non! Mais j'imagine que ce ne doit pas être très poli!
-Tu imagines juste!, termine-t'elle.
Sa mimique faussement fâchée fait éclater de rire toute notre tablée...
Et toute notre soirée se déroule comme cela: Détendue et bon enfant!
Nous sommes surpris de constater qu'il est déjà passé minuit: Les plaisanteries fusant à un rythme soutenu, nous n'avons pas vu le temps s'écouler.
Nous nous séparons sur un: « Bonne nuit et à demain » aux alentours d'une heure et regagnons nos pénates respectives.
Le matin suivant, en prenant notre petit déjeuner, je lance à Caroline, histoire de la taquiner un peu:
-Alors? Contente de reprendre l'école lundi prochain, ma fille?
Elle ouvre la bouche pour me répondre, mais Cora est la plus prompte.
-Pierre!, s'exclame-t'elle, en pâlissant. Nous avons oublié une chose très importante! Et même deux...
-Ah bon?, fais-je, la bouche pleine. Lesquelles?
-Comment allons-nous ramener Magali à la maison?, fait-elle, sérieusement inquiète.
-Comment? Mais en avion, je crois! Comme nous! A moins qu'elle ne nage jusqu'en Espagne...
-Gros malin!, reprend-elle. Tu lui as réservé une place dans l'avion, toi? Moi pas, en tout cas!
-Ah mince! C'est juste!, réalise-je soudainement. Je n'avais pas pensé à cela!
C'est Caroline qui trouve immédiatement la solution à notre problème...
-Vous êtes bien, tiens, tous les deux!?, dit-elle, en souriant. Il n'y a aucun soucis à se faire pour la place de Magali. Réfléchissez un instant: Qui reste ici, à Majorque, avec Pedro? Hmmm? Qui?
-Oui, bien sûr, fais-je dubitatif. Et alors?
-Et alors?, reprend ma fille, triomphante. Il suffit de changer le nom sur le billet de retour et le tour est joué. Puisque la place de Dominique Dulac est libre...
-Elle est pas bête, notre fille!, fais-je à Cora, en riant franchement.
-Normal!, me répond celle-ci, sur le même ton. C'est moi qui l'ai faite!
-Oh! Nous étions deux, je te rappelle..., fais-je, en essayant de prendre un air outré, juste pour amuser les filles, ce qui réussi assez bien, d'ailleurs.
-Mais, maman, commence Magali, reprenant son sérieux. Tu as dit: Deux choses importantes, non? C'est quoi, la deuxième?
-J'y viens!, fait-elle. Comment allons-nous faire pour l'école? Comment va-t'on pouvoir t'inscrire dans une école en cours d'année?
-Pas la moindre idée!, concède-je, contrarié.
-Quel est ton niveau scolaire, Mag?, l'interroge Cora.
-Mon niveau scolaire? Je n'en sais rien! Je suivais les cours généraux, à Villa Luna... Tu sais bien qu'il n'y a pas de niveaux comme dans les écoles traditionnelles, là-bas!
-Très juste!, fais Cora, pensive. Je vais me renseigner auprès de Maria: Il faut absolument que je sache quels genres de cours tu peux suivre...
-Et que veux-tu faire plus tard?, m'informes-je, à mon tour.
-Je ne sais pas encore!, m' avoue-t'elle.
-Le mieux serait que tu termines des Humanités, comme Caroline, dis-je encore. Il sera toujours temps d'envisager vos études professionnelles plus tard.
-C'est bien beau, tout cela!, reprend Cora. Mais cela ne me dit toujours pas comment nous allons nous arranger pour faire admettre à Monsieur Lejeune, le directeur de l'école, l'existence de notre seconde fille...
-Bah!, reprend-je. Nous verrons bien! Après tout, il bien dû admettre des nouveaux parents pour notre Caro... Pourquoi pas l'existence d'une soeur jumelle?
A suivre

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