Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 51.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 51.

Message  loudé Mallorca le Mar 25 Mar - 20:10

Episode 51

-¡ Oh no! ¡ No hablo esta lengua! Si usted quiere, usted puede retelefonear mañana: mi colega estará allí y habla francés.
(Ah non! Je ne parle pas cette langue. Si vous voulez, vous pouvez téléphoner demain: Ma collègue sera là ; elle parle français.)
-C'est mal embarqué, fais-je en direction de Pedro. La Dame ne parle pas français!
-Pas grave!, me répond-il. Passe-la moi!
- Buenos días, Señora. Querríamos informaciones sobre la antigua casa de la familia Gilet, a calzó a Figueira...
(Bonjour Madame. Nous voudrions des renseignements sur l'ancienne maison de la famille Gilet, à Cala Figueira...)
- ¿ Esta ruina? (Cette ruine?), fait-elle, manifestement surprise que quelqu'un puisse encore s' y intéresser.
- ¡ Allí hasta, sí! ¿ Que vale, actualmente? (Celle-là même, oui! Que vaut-elle actuellement?)
- ¡ Ciertamente no grande cosa! Todo tiene que rehacer allí... (Certainement pas grand chose! Tout y est à refaire...)
Pedro me traduit la conversation au fur et à mesure qu'il parle...
-Elle dit que cela ne vaut plus grand chose...
-Demande lui ce qu'elle entend par « Pas grand chose », fais-je.
Je vois Pedro ouvrir des yeux ronds tandis que la conversation téléphonique se poursuit.
Il pose la main sur le micro du téléphone:
-Ils ont une offre à 35000 euro, actuellement. Si quelqu'un vaut bien monter jusqu'à 40000, la vente est faite!, m' annonce-t'il, stupéfait.
-OK! Tu peux te libérer tout-de-suite, Pedro? J'aimerai avoir ton avis sur ce bâtiment.
-Si ma patronne me le permet..., fait-il, en louchant comiquement vers Coraline.
-Je peux tenir le bar toute seule, fait Dominique. J'ai bien observé Pedro durant cette semaine: Je dois pouvoir m'en sortir!
-Et je resterai avec toi, fait Cora, en écho. Cela me rappellera mes débuts ici, quand j'y faisais à peu près tout!
-Bien! Pedro: Demande à cette brave dame si elle peut nous faire visiter aujourd'hui encore?
Il s'exécute tandis que je me tourne vers les filles:
-Vous nous accompagnez?
-Bonne idée!, fait immédiatement Magali. J'en ai un peu assez de la réception pour aujourd'hui.
Dix minutes plus tard, nous roulons vers Cala Figueira...
Vers ce qui sera, peut-être un jour, notre maison.
Tout en conduisant, je réfléchis à ce que nous a dit la représentante de l'agence immobilière:
Si, réellement , ils laissent partir cette maison pour 40000 euro, je ne dois même pas la visiter:
De par sa situation, le terrain seul vaut déjà plus que cela!
Je m'en ouvre à Pedro, tandis que nous passons devant le parking où je me suis arrêté ce matin même.
-Tu as tout-à-fait raison, Pierre!, me concède-t'il. A ce prix-là, si j'avais l'argent, je l'achèterai moi-même! Dussès-je encore y construire une cabane en bois de mes mains pour y vivre!
Un silence pensif s'installe dans l'habitacle de la golf.
-Pierre! A gauche!, me fait Pedro, soudainement.
Absorbé par mes pensées, j'ai bien failli passer outre de la route qui mène à la ruine...
Moins de dix minutes plus tard, nous nous arrêtons devant le portail, à côté d'une Seat Ibiza noire...
Une jeune femme d'une quarantaine d'année, élégamment vêtue d'un tailleur gris assez semblable à celui que porte parfois Cora, en descend et vient à notre rencontre, un grand sourire aux lèvres.
-Buenos dias, Senoras, Senores, nous fait-elle.
-Pedro?, fais-je. Je te laisse parler. Tu me traduiras...
Sur un geste de sa main, nous la suivons... Elle sort de son sac-à-main un trousseau de clés et ouvre le portail sans effort: A croire que quelqu'un a huilés serrure et gonds juste avant notre arrivée!
Cela commence déjà bien!, songe-je.
Nous engageons sur la vaste esplanade de pierres bleues qui devait être le parking, devant le corps de bâtiment.
Les filles ouvrent de grands yeux: C'est vrai que, même en l'état, la maison a fière allure avec ses gros moellons bruns tirants sur le jaune et ses tuiles rouges!
-Papa, me font-elles, d'une même voix -Quand je vous dis que l'on croirait des sœurs jumelles-, tu vas vraiment acheter cela?
-Chûûût!, fais-je, à mi-voix. On verra! Pour le moment, nous visitons seulement...
Pedro, lui, est déjà à l'intérieur avec Manuela, la représentante de l'agence. Je les rejoins à grands pas, Caroline et Magali sur les talons.
-Commençons par le haut!, me fait Pedro. Tu n'y vois pas d'inconvénients, Pierre?
-Fais comme chez toi!, répond-je, avec un sourire en coin.
Il nous guide à travers le bâtiment d'un pas sûr, comme s'il connaissait parfaitement les lieux et nous aboutissons sous les combles.
Charpente et tuiles s'avèrent être en un état quasiment neuf!
En tout cas loin de l'état général du bâtiment...
Ici aussi, tout le reste a été volé mais, miraculeusement, aucun tag n'y est visible...
Nous poursuivons la visite par l'étage inférieur: Les chambres! Ou, du moins, ce qui a dû l'être...
Pedro marque une brève hésitation devant la deuxième porte...
Il a l'air triste, tout-à-coup...
-Tu la connais vraiment bien cette maison, n'est-ce pas?, l'interroges-je.
-Oui... Non! Enfin, c'était il y a longtemps..., fait-il, manifestement gêné. La fille de Monsieur Gilet et moi, nous... Ma femme me délaissait alors... Enfin, c'est du passé, tout cela!
-Mag et moi, on prendra celle-là!, l'interrompt Caroline, péremptoire.
-Ben tiens!, fais-je, souriant en constatant que Caro me désigne la plus grande des dix pièces composant l'étage; celle qui, de plus, a la plus belle vue sur la mer.
-Elle ne te plaît pas, Mag?, continue-t'elle.
-Si, si! Beaucoup! Mais peut-être qu'elle plaira aussi beaucoup à maman, fait-elle, rêveuse.
-Alors.... Nous prendrons...celle-là!, dit Caro, en désignant la pièce d'en face.
Nous descendons au rez-de-chaussée.
-Oh! Les filles!, les rappelle-je à l'ordre, en descendant l'escalier. Je n'ai encore rien signer!
-Non?, me fais Caroline, toute innocence. Mais je parie que cela ne vas pas tarder!
Dans le fond de moi, je dois bien reconnaître qu'elle a raison!
Cette bicoque, nonobstant son état, me plaît beaucoup!
-Inutile de continuer plus loin, m'entend-je dire. Tout cela me plaît assez...
-Tu veux faire une offre?, me demande Pedro en français, afin que notre cicérone en jupons ne ne nous comprenne pas.
-Cela dépend de toi, Pedro!, fais-je.
-De...moi?, dit-il, me fixant les yeux ronds.
-De toi!, confirme-je, en laissant errer mon regard sur la mer via le trou béant qui devait être la fenêtre de la cuisine, autrefois...
-Si j'achète cette ruine..., commence-je, pensif. Il me faudra quelqu'un pour veiller sur les travaux de rénovation... Cora viendra vérifier de temps en temps, bien sûr... Mais comme nous n'habitons pas ici en permanence...
Je laisse passer un silence.
-De plus, les travaux finis... Il faudra quelqu'un pour occuper le bâtiment!, reprend-je. Je ne tiens pas à le retrouver dans cet état dans un an...
-Occuper le bâtiment? Que veux-tu dire?, me fait-il, incrédule.


A suivre

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