Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 52.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 52.

Message  loudé Mallorca le Mer 26 Mar - 20:22

Episode 52

-Si je l'achète, continue-je, je voudrais que tu viennes y habiter avec Dominique... Puisque vous voulez vivre ensembles! Et puis, tu connais la maison: Tu pourras être de bons conseils pour la rénover...
Je le laisse digérer quelques instants ce que je viens de lui proposer...
-Attention!, reprend-je. Je ne te propose pas d'en être le concierge! Vous serez chez vous, Dominique et toi.
-Tu crois vraiment que mon salaire de barman va me permettre de payer le loyer d'un bâtiment pareil?, dit Pedro, mélancolique.
-Qui te parle de loyer ici?, fais-je, en riant.
-Je vois les choses comme ceci..., continue-je. Je garde pour nous l'étage et le grenier... Vous aurez tout le reste...
-Tu parles sérieusement?, me fait-il, totalement abasourdi par ma proposition.
-Bien sûr que oui! J'ai l'air de blaguer?
-Euh...Non!, me concède-t'il.
-Donc, c'est simple: Si tu acceptes... J'achète! C'est tout simple!
Vous dire que Pedro réfléchit longtemps avant de répondre serait vous raconter des bobards.
Que du contraire! Il accepte immédiatement mon offre, les yeux brillants.
Pour un peu, il en battrait des mains de contentement!
-Tu n'as plus qu'à annoncer ma décision à notre charmante guide, lui dis-je.
Celle-ci, qui s'était éloignée de notre groupe le temps de notre discussion, revient vers nous...
-38000 euro?, fait-il.
Je la vois secouer la tête négativement.
- ¡ Cuarenta y mil o nada! (Quarante mille... ou rien!) Tiene que agarrar o a dejar... ¡ Ningún regateo! (C'est à prendre ou à laisser! Pas de marchandage!)
-Que dit-elle?, interroge-je. A part Cuarenta y mil, je n'ai rien compris à la conversation.
Il faut vraiment que j'apprenne la langue, moi!
-Quarante mille ou rien!, traduit Magali. (Tiens, j'avais oublié qu'elle parlait espagnol, elle.)
-A prendre ou à laisser!, m' achève-t'elle.
-OK! Dis-lui que je prend et que je paie cash! Elle aura l'argent demain soir...
- ¡ Perfeccionado!, répond la vendeuse, en me fixant dans les yeux. Pase a la agencia mañana por la mañana: ¡ ajustaremos los detalles de la venta!
(Parfait! Passez à mon agence demain matin! Nous y réglerons les détails de la vente!)
-Je crois que tu as fait une bonne affaire!, me fait Pedro, sur le ton de la confidence, tandis que peu de temps après, nous roulons à nouveau vers El Arenal.
-Alors?, interroge Cora en nous voyant arriver au bar.
Les filles ne me laissent pas parler et annoncent:
-Papa a acheté une maison!
-Et quelle maison!, surenchérit Pedro. Bien sûr, il y a du travail avant de pouvoir l'habiter mais, dans trois ou quatre mois, elle sera déjà opérationnelle...
-Trois ou quatre mois? Tu es optimiste, toi!, fais-je en souriant.
-On voit que tu ne connais pas les maçons d'ici!, fait-il, dans un sourire. Si on commence les travaux de rénovation ce mois-ci, je te parie qu'elle sera habitable vers la fin avril!
-Chiche pour un dîner chez André?, fais-je, les sourcils levés, interrogateur.
-Chiche!, me fait-il, en me tapant dans la main.
-Vous en pensez quoi, vous, les filles?, interroge Cora.
-C'est splendide, maman!, lui répond Magali. Il y a une superbe vue sur la mer...
-Et une grande piscine, dehors!, la coupe Caroline. Plus grande qu'à la maison!
-Vous avez une piscine, en Belgique?, interroge Magali qui n'a jamais vu la villa de Waterloo.
-Oui, bien sûr!, fait Caro, comme si cela allait de soi. Je t'expliquerai...
-Mammy, tu vas être comme un coq en pâte quand tu habiteras là-bas; tu verras!, continue-t'elle.
-Comment? Qui va habiter où?, fait Dominique, les yeux ronds. Je ne comprends rien à ce que tu me racontes.
-Pedro, à toi l'honneur d'expliquer... Moi, je meurs de soif!, fais-je, en m'approchant de la machine à café.
Après l'avoir écouté avec attention, Dominique me fait simplement:
-Merci, Pierre!
-De quoi?, fais-je, innocemment. Je te renvoie simplement l'ascenseur: Après tout, nous occupons ta maison, en Belgique!
Nous convenons encore d'aller tous visiter ce qui sera bientôt une ex-ruine le lendemain, après être passé à l'agence et Pedro nous annonce:
-Pour fêter cela: Restaurant ce soir!
-Comme d'habitude!, constate Caro, en riant.
-Oui, jeune fille! Comme d'habitude... Mais ce soir, c'est moi qui régale!, lui rétorque Pedro. Et mes filles seront de la partie, elles aussi! Il est temps qu'elles fassent vos connaissances: Vous allez vous revoir souvent, désormais!
A vingt-deux heures, c'est une belle brochette de joyeux lurons qui font leur entrée chez André, le Belge.
Nous prenons possession des huit places réservées par Cora un peu plus tôt dans la soirée.
Magdalena et Johanna, les filles de Pedro, s'avèrent être aussi jolies qu'elles sont charmantes...
Nos ados se comprennent tout de suite entres-elles: Il ne leur à guère fallu plus de dix minutes pour qu'elles ne deviennent les meilleures amies du monde.
Grâce à Magali qui traduit et au français scolaire qu'elles pratiquent, même la langue n'est plus un obstacle entre-elles.
Elles se sont installées en bout de table et forment une mini-communauté dans laquelle, nous les parents, n'avons pas grand-chose à voir...
Le lendemain, après avoir réglé les derniers détails de l'achat avec l'agence immobilière, nous allons tous les huit visiter ce qui sera bientôt notre domaine...
Pedro a des talents de conteur cachés: Il nous raconte, avec force détails, comment était cette villa avant son abandon... Les nombreuses fêtes qui y étaient données au bord de la piscine...
En fermant les yeux, on pourrait s'y croire tellement les histoires qu'il nous narrent semblent réelles.
-A toi de jouer, Pedro!, fais-je. Il ne tient qu'à toi qu'en juillet prochain il y ait une gigantesque « fiesta » ici-même!
-Je vais tout faire pour que ce soit le cas!, nous assure-t'il, en enlaçant Dominique.
Et il tient parole, le bougre!
Le lendemain, un architecte est présent sur le site, effectuant toute une série de mesures et relevés divers, tandis que l'après-midi même, une équipe de solides gaillards s'attelle déjà à enlever les débris et gravats qui traînent partout.
Nos derniers jours sur l'île ont filés tellement vite que c'est presque avec surprise, ce samedi, que nous entendons le commandant de bord de l' A 320, qui nous ramène en Belgique, annoncer via les haut-parleurs de son coucou:
-Mesdames et Messieurs, nous entamons notre descente sur Bruxelles. La température au sol y est de 02 degrés centigrade et l'on annonce de la pluie pour la fin de la journée... Veillez redressez les dossiers...etc.
Comme pour se convaincre de la véracité de l'information, Caro et Magali se tournent vers le hublot.
Quand elles me font face à nouveau, leurs mines en disent long...
-On retourne là-bas quand, déjà?, me fait Magali.
-Vous autres, sûrement pour les vacances de Pâques, fait Cora. Moi, dans deux semaines!
-Veinarde!, entend-je clairement prononcer Caro.
-Bah, dis-je, autant pour les consoler que pour m'en convaincre moi-même. Ici, ce n'est pas mal non plus! Tu vas retrouver tes amies, les jumelles d'en face...
-Ouais!, répond-elle, pas plus convaincue que cela. C'est déjà cela!
-Et puis, pense que ta vie va être complètement différente maintenant!, reprend-je, en riant. Vous êtes deux, désormais! Te voilà sur pied d'égalité avec elles... Vous allez pouvoir leurs jouer les mêmes tours qu'elles t'ont fait subir...
Cette perspective amène un sourire autant canaille que complice sur le visage de nos filles.

A suivre.

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