Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 62.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 62.

Message  loudé Mallorca le Mar 8 Avr - 18:48

Episode 62

-Excellent!, jubile Marcel. Voilà un bon début de piste. Grand-Sart! Il était indiqué si ce garage était une agence Peugeot?
-Je..., continue-t'elle. Je crois bien que oui! Oui, oui! J'en suis sûre! Peugeot Concessionnaire. Garage des Quatre-bras. Grand-Sart. Il y avait aussi un numéro de téléphone...Mais impossible de m'en souvenir!
-Pas grave!, fait Marcel. Je vais me rendre à Grand-Sart et interroger un peu ce concessionnaire... Peut-être s'en rappellera-t'il... Merci pour ce...
Il s'arrête net parler: Mireille est venue s'asseoir sur l'accoudoir du fauteuil qu'il occupe et l'observe , une petite flamme étrange semblant danser au fond de ses yeux.
-Bon!, reprend-il, en avalant difficilement sa salive, tout en se levant. Hé bien, je n'ai plus qu'à te laisser...
Il se dirige vers la porte, Mireille sur les talons. Elle ne dit rien, mais l'éclair bizarre dans ses yeux est toujours là.
Plus intense encore que tout-à-l'heure, dirait-on!, pense Marcel. Ou alors, je rêve...
Il décroche son blouson de la patère à laquelle il l'a pendu en entrant et s'apprête à l'enfiler.
-Laisse-moi t'aider!, fait Mireille, avec une voix rauque, qu'il ne lui connait pas.
Elle tend le bras pour saisir le blouson par le col, et soudain, sans même qu'il ne se rende compte de comment elle y est arrivée, elle se trouve dans ses bras, lovée contre son torse.
Ils se dévisagent, les yeux dans les yeux, un cours moment puis, lentement, à contre-coeur, ils se séparent.
-Pardon, Marcel! Je... Un faux mouvement, sans doute...
-Surtout, reprend-elle, ne crois pas que je me comporte comme cela avec tous les hommes qui me rendent visite...
-D'ailleurs, continue-t'elle, a mi-voix, comme pour elle-même, personne ne vient jamais me voir...
-Il n'y a pas de mal, Mireille! Que du contraire! A l'avenir, quand tu décideras encore de heu... faire un faux mouvement, appelle-moi: Je viendrai te soutenir!, fait Marcel, tentant de plaisanter pour masquer le trouble qui l'envahit.
Je suis c..., moi! Manifestement, je ne lui pas indifférent et tout ce que je trouve à dire? Des c...nneries! Et avec un grand C, encore!
-Mireille, s'entend-il dire, comme si un autre parlait à sa place, veux-tu dîner avec moi ce soir?
-Avec la plus grande joie!, lui répond-elle, sans l'ombre d'une hésitation. A quelle heure?
-Heu... Que dirais-tu de « tout de suite », par exemple?, fait-il, stupéfait par sa propre audace.
-J'enfile un manteau et je suis à toi!, minaude-t'elle.
A moi? Comme j'en serais heureux!, pense Marcel, en lui tendant galamment le bras pour sortir de la maison.

****

Sitôt leur discussion terminée, les quatre Durion se sont rendus dans le hangar pour s'y livrer à un travail étonnant: Ils ont commencé par démonter le dernier rayonnage, celui contre le mur du fond, après l'avoir débarrassé de l'amas de pièces de récupération qui l'encombrait.
Ensuite, ils ont été le remonter devant le premier de la rangée de quatre, dégageant par le fait même un espace d'environ 4 mètres de longueur sur toute la largeur du hangar, soit 8 mètres.
Le lendemain matin, Jaco et Max, au volant du pick-up Dodge, totalement méconnaissable depuis sa réfection, se sont rendus chez un grossiste en bois, à une centaine de kilomètres de là.
Non pas qu'il n'y ait pas de marchands de bois dans leur région, mais par précaution.
Une idée à Dorian.
-Personne ne doit se douter que nous transformons le hangar!, a-t'il dit. Allez acheter du matériel suffisamment loin pour qu'on ne puisse pas faire de lien avec la casse automobile de Grand-Sart.
Ils en ont ramenés plusieurs gros chevrons carrés ainsi que d'épaisses plaques de solide contre-plaqué marin.
Pour l'heure, armés qui d'une scie, qui d'une visseuse, ils sont occupés à ériger les structures de solides cloisons, derrière les rayonnages, construisant ainsi une pièce cachée de 4 mètres sur 6, environ.
Extrêmement étonnant quand on sait à quel point ces quatre-là sont motivés par le travail...
Cela fait quatre jours que les Durion travaillent d'arrache-pied, maintenant.
Le résultat de leur dur labeur commence à se voir: Une pièce sans fenêtre composée d'épaisses cloisons de bois qui touchent le plafond, avec une arrivée d'eau et un raccordement à l'égout, ainsi qu'une porte qui frappe par son étroitesse.
De ce plafond pendent plusieurs fils électriques...
-Courage, les gars! Pensez à ce que cela va nous rapporter!, fait Dorian, avec jubilation.
-Rien que les films devraient déjà faire bonne recette!, ajoute Max. Une bonne idée que tu as eu là, Dorian!
-Sans compter ce que la marchandise... résiduelle rapportera à la vente!, rajoute Jaco, les yeux rêveurs, entendant déjà les cris de son élevage personnel de billets de 500 euro.
-Allons, allons! Ne vendez pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué!, fait Marc. Cela va nous rapporter beaucoup, d'accord! Mais il y a encore des jours et des jours de boulot, ne l'oubliez pas!
Ils nous faut encore blinder et insonoriser cette pièce pour la rendre inviolable!
-De plus, continue-t'il, il faut absolument que notre « chambre d'amis » soit totalement invisible depuis l'intérieur de ce hangar!, dit à son tour Max. Et il y a tout le système vidéo à installer, aussi!
-Comme tu vois, on a pas encore fini!, termine-t'il.
-Rabat-joie!, fait Jaco, voyant déjà sa part de billets diminuer de moitié, tout en se saisissant d'une scie.

****

Marcel, bien que très peu habitué à sortir « une dame », a choisi un petit restaurant romantique, au bord d'un lac, à quelques six kilomètres de Waterloo, en un lieu dit « 7 Fontaines ».
Cuisine française raffinée, feu de bois, lumières tamisées et musique douce ont eu tôt fait de les plonger dans une douce euphorie.
Si bien qu'à la fin du repas, Marcel s'enhardit à prendre la main de sa compagne entre les siennes... Mireille s'abandonne: Elle sent extrêmement bien en compagnie de cet homme au physique quelconque.
Il a un côté rassurant! Fort aussi! Avec lui, elle s'imagine que rien de mauvais ne peut lui arriver.
Quand, au sortir du restaurant, en regagnant la voiture, Marcel pose doucement ses lèvres sur les siennes, elle le laisse faire, vaincue!
La soirée de ces deux-là s'annonce sous les meilleurs auspices, non?

****

Hubert ne décolère pas! Deux mois que ces damnés Durion ne font plus rien pour lui!
Tous les prétextes sont bons.
-Trop de travail! On prépare un plan! On prends des contacts... On prépare quelque chose de fumant...
Et pendant ce temps-là, l'autre là, le Pierre, il se pavane, tranquille!
Ah, il a une belle petite vie de Président-directeur-général, Monsieur Delcampe!
Arrivée à 10h30 au bureau chaque jour -il le sait bien, lui qui, matins et soirs, caché derrière son rideau d'arbres, en face de l'allée des bureaux d' « ADP Industries » l'observe- et départ à 16 heures.
Entre-temps, repas d'affaires, réunions... Peinard!
Une vie tranquille... Qu'il ne mérite pas, d' après Hubert!

A suivre

loudé Mallorca

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