Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 64.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 64.

Message  loudé Mallorca le Jeu 10 Avr - 20:12

Episode 64

Chapitre 13

Dimanche le 2 février est une journée tranquille pour Pierre et sa famille.
Les jumelles d'en face et leurs parents les ont rejoints au bord de la piscine, en début d'après-midi et ils passent un bon moment, entre-amis, à nager et à plaisanter.
-Dans la maison, nous sommes en sécurité!, a décrété Pierre, après avoir réuni toute sa petite famille pour leur expliquer la situation. Aucune raison de paniquer! Nous devons simplement être vigilants quand nous sortons et nous méfier des voitures inconnues qui stationneraient dans notre rue ou d'inconnus qui nous suivraient. Je pense qu'en agissant ainsi, nous n'aurons pas d'ennuis.
Je l'espère, toutefois!, songe-t'il.
Vers 18 heures, les quatre filles ont lancés:
-On a faim! Pas vous?
-Si!, a répondu Coraline. Spaghetti Carbonara express pour tout le monde?
-Seulement si je peux t'aider à le préparer, a répondu Nicole, en sortant de la piscine et en se dirigeant déjà vers la cuisine.
-C'est quoi, cela: Un Carbonara express?, a demandé Nicolas, très peu versé en matière de cuisine.
-Oh, une spécialité ultra-rapide de Cora: Spaghetti, lardons et mascarpone! Excellent et...très rapide! Tu vas voir que dans dix minutes, elles vont nous appeler pour passer à table!

****
En se réveillant ce matin, Marcel a un sentiment de bien-être comme il n'en a jamais ressenti jusqu'ici.
-Bonjour, mon amour, lui susurre la voix amoureuse de Mireille, couchée à ses côtés. Bien dormi?
Une fraction de seconde, il se demande si il ne rêve pas.
Puis tout lui revient: le restaurant de la veille, le premier baiser échangé avec Mireille et, enfin, quand au moment de se séparer, elle lui a simplement dit: Viens!
-Bien dormi? Oh oui! Pas beaucoup, mais bien!, lui répond-il. Quelle heure est-il?
-Six heures trente! Tu sais, je dois aller travailler, commence Mireille. Pas question de faire la grasse matinée, même si j'ai bien envie de rester dans tes bras toute la journée...
-Comme ce serait tentant, en effet!, répond Marcel. Mais tu vois, moi aussi, je dois bosser...
-Toi? Mais tu es ton propre patron! Tu n'as pas de contraintes... Tu...
-Justement! C'est parce-que je suis mon propre patron que je dois me forcer deux fois plus qu'un autre à aller au tuf! Sinon, je reste toute la journée à glander... Quoique maintenant que je t'ai rencontré, j'ai comme une autre idée pour occuper mes journées... Et surtout: Mes nuits!, dit-il, en l'enlaçant du bras.
-Allez! Debout!, dit Mireille, en se dégageant de l'étreinte de son compagnon. Nous allons être en retard et mon train ne m'attendra pas! Je te fais un café?
-Ah, oui! Bien volontiers! Je ne sais pas pourquoi, fait-il avec un large sourire, mais cette nuit m'a crevé! Un bon café va me remettre d'aplomb!
-Tu ne sais pas pourquoi?, fait Mireille, en riant. Veux-tu que je te le rappelle?
-Non!, gémit Marcel. Comme tu l'as dit, le travail nous appelle... Mais ce soir... Enfin si tu es d'accord, bien entendu!
-Tu vas revenir ce soir? Rien que pour moi?, fait Mireille, heureuse.
-Ce soir et tous les autres soirs que Dieu fait!, fait Marcel. Tant que tu voudras de moi...
Une fois vêtus et leurs cafés avalés, ils se séparent à contre-coeur, sur un dernier baiser.
-Reviens-moi vite, lui souffle Mireille. Je t'attends déjà!
« Arrivée à destination, à droite », énonce la voix du GPS intégré au tableau de bord de la Mercédès de Marcel.
Il laisse courir la voiture cinq cent mètres encore et se gare sur le seul emplacement de stationnement encore libre à neuf heures de matin sur la rue des Armuriers, à Grand-Sart.
-Voyons, se dit-il. Le garage des Quatre-bras... Ah! C'est là!
Il pousse la porte et entre dans la salle d'exposition de l'agence Peugeot.
-Je peux vous aider, Monsieur?, fait un vendeur blond, vêtu d'un costume bleu de bonne coupe.
-Heu... Peut-être! Mais pas comme vous l'entendez habituellement, fait Marcel.
-Permettez-moi de me présenter, continue-t'il. Marcel Dupont, détective privé.
-Ah? Un détective? Qu'est-ce qui vous amène ici, à Grand-Sart?
-Vous savez, poursuit-il. C'est une petite ville tranquille ici. Il ne s'y passe jamais rien!
-Oh, je n'en doute pas une seule seconde, mon cher Monsieur!, fait Marcel, tout sourire. Simplement, je suis à la recherche d'une camionnette Peugeot grise... Un vieux modèle, apparemment, d'après les témoins. Avec un auto-collant d'ici sur une porte arrière...
-D'après les témoins? Et qu' a-t'elle fait de si grave, cette camionnette?, interroge le vendeur, curieux.
-Cela... Je n'en sais fichtre rien! Vous savez, je travaille pour les compagnies d'assurances... Ils me disent: « Marcel, il faut retrouver telle ou telle voiture » et c'est tout! Si cela se trouve, elle a été volée!, ment-il, peu enclin à raconter les détails de son enquête au premier péquin venu.
-Vous avez ce genre de véhicule dans vos clients?, demande-t'il encore.
-Non! Cela ne me dit rien!, fait le vendeur. Attendez, je vais demander à Antonio, le chef-mécanicien.
Deux minutes plus tard, il est de retour.
-Non! Désolé! Nous avons eu un client, Monsieur Martin, qui roulait avec ce genre d'engin mais, comme vient fort-à-propos de me le rappeler Antonio, il y a environ trois ans que je lui en ai vendu une nouvelle...
-Vous avez l'adresse de ce client?, demande Marcel.
-Oui, bien sûr! Mais vous n'en aurez pas besoin car il a rendez-vous ici même pour l'entretien de sa camionnette dans une dizaine de minutes!, conclut-il, après avoir consulté l'heure de sa montre bracelet.
Effectivement, exactement dix minutes plus tard, une grosse Boxer rouge s'arrête devant le show-room.
-C'est lui! C'est Monsieur Martin! dit le vendeur, en désignant à Marcel l'homme qui en descend, d'un discret signe de main.
Sitôt qu'il a déposé ses clefs de contact au comptoir de réception, Marcel l'aborde.
-Monsieur Martin?, interroge-t'il poliment.
-Qui le demande?, répond ce dernier.
-Dupont! Marcel Dupont, détective à la « Falcon agency ». Vous pouvez peut-être m'aider?
-Heu... Oui! Pourquoi pas? Que puis-je pour vous?
-Voilà, commence Marcel. Vous avez eu une camionnette grise?
-Oui, oui! Ma J7! Ah, c'était du costaud... Du moins du côté de la mécanique, car côté carrosserie; qu'est-ce qu'elle rouillait!
-Vous l'avez toujours?, interroge encore Marcel.
-Ah ben non! Quand j'ai acheté la nouvelle, je me suis débarrassé de la vieille; elle était toute rouillée... Elle doit achever de se décomposer chez le ferrailleur où je l'ai déposée à l'époque...
-Pourtant, reprend-il, pensif soudain, je jurerai bien que je l'ai encore vue qui roulait il n'y a pas si longtemps que cela!
-Vous en êtes sûr?, interroge Marcel, intéressé.
-Sûr...sûr! Non, mais si ce n'était pas elle, elle lui ressemblait comme deux gouttes d'eau!
-Et vous vous rappelez où l'avoir vue?
-Oui! Sur la route qui mène à Braine-l'Alleud! Je me rappelle parce que j'allais faire un chantier dans cette ville, tôt le matin et elle, elle remontait déjà vers Grand-Sart!
-Ce ne serait pas un matin de la mi-décembre, par hasard?, demande Marcel, sans rien laisser paraître de la joie qui l'habite: Avec un peu de chance, il vient de retrouver la trace la camionnette des agresseurs de Dominique.
-Je ne serais vous dire au juste, poursuit Monsieur Martin. C'était avant Noël, j'en suis certain! Mais vous dire exactement quand...

A suivre

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