Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 66.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 66.

Message  loudé Mallorca le Sam 12 Avr - 19:58

Episode 66

-Mais, Monsieur, fait-il. Je m'occupe de mes petits enfants! Ils sont au chalet, avec le reste de ma petite famille. Moi, je venais juste pour voir Monsieur Gilbert, un des managers du projet « X »...
-Monsieur Gilbert est ici aussi?, fais-je, étonné.
-Oui, avec toute son équipe! Il profite du calme de ce samedi pour avancer un peu sur le projet.
-Et il y a encore beaucoup de monde dans l'immeuble, comme cela?, m'enquiers-je.
-Oh non! Une quinzaine de personnes, tout au plus! Comme chaque week-end où il fait beau!, achève Monsieur Franck.
Je suis abasourdi.
-Chaque week-end où il fait beau?
-Mais oui! Depuis que le chalet est ré-ouvert! Vous comprenez, nous venons en famille, comme autrefois... Femmes et enfants passent une journée de détente, au bord du lac et nous, nous en profitons pour avancer dans notre boulot! Nous nous retrouvons en fin de journée, pour le traditionnel barbecue, et tout le monde est content!
-Et tout le monde est content... Oui, bien sûr! C'est une façon de voir les choses, dis-je.
-Cela, dit Dominique, c'est une idée de génie! Ton personnel vient travailler même le week-end...Et volontairement, en prime!
-Heu, en fait... Cette idée n'est pas de moi! J'ai remis les choses à leur place, c'est tout! Avant que ton Hubert de mari ne s'en mêle, c'était déjà comme cela!
-Ex-mari, Pierre! Ex-mari!, précise-t'elle, avec insistance. Même si, officiellement, nous sommes toujours mariés, j'ai introduit une procédure de divorce en urgence! J'espère bien ne plus m'appeler de Jarvaux d'Arbois dans quelques mois.
-Allez, venez! On va aller voir ce fameux chalet de plus près!, dis-je, en sortant du bâtiment.
En parvenant dans la clairière où il est situé, je ne peux m'empêcher de pousser un petit sifflement d'admiration: Depuis les deux mois que je n'y suis plus venu, les lieux ont bien changés.
Les façades du chalet ont été nettoyées et toutes ses fenêtres s'ornent de jardinières pleines de fleurs multicolores. La terrasse, elle, est désormais meublée de plusieurs tables et chaises, toutes avec des parasols aux couleurs d'une limonade bien connue...
Les herbes folles qui étaient légion ici il y a encore deux mois ont fait place à un gazon bien coupé où, vu l'exceptionnelle clémence de la température de ce mois d'avril, nombreuses personnes font « bronzette ».
Ils ont accomplis un travail de titans, ma parole!,songe-je, admiratif.
Mais le plus bel aménagement réalisé par Mario et son équipe est sans conteste le lac!
Le ponton, en ruine lors de mon dernier passage, a été entièrement refait.
Quelques barques en bois et deux pédalos y sont soigneusement attachés.
Ils se balancent mollement sur l'eau calme, en attente de l'un ou l'autre courageux, prêt à se « faire des muscles » à la rame ou aux pédales!.
Le lac lui-même a été coupé en deux parties. Exactement comme l'avait rêvé Mario.
Une digue de terre a été érigée environ aux deux tiers de sa longueur et sur la rive de la partie la plus petite, nous apercevons nettement trois canne-à-pêches et leurs propriétaires, endormis dans leurs transats.
Les rives de la partie la plus grande ont été recouvertes de sable blanc, formant ainsi une longue plage plus vraie que nature!
Bien qu'il fasse très beau pour la saison, personne ne patauge encore dans l'eau; nous ne sommes qu'à la mi-avril, quand même!
En revanche, pas mal de serviettes de bain sont étalées à même le sable...
Sur la rive d'en face, je remarques soudain un petit groupe de personnes jouant au volley-ball.
Cela n'aurait rien d'extraordinaire en soi si ce n'est qu'en regardant mieux, je m'aperçois qu'elles ne portent pas de maillots de bain... Et que cela n'offusque personne!
Il règne ici une ambiance bonne enfant de vacances, encore augmentée par la bonne odeur d'un barbecue qui, apparemment, fonctionne à plein régime.
-Que c'est joli, ici!, s'exclame Cora, ravie.
-Cela, c'est un lieu de travail!, dit Pedro, en fixant le chalet avec un regard envieux.
-On ne peux pas croire que nous sommes à dix minutes à peine de Bruxelles!, fait à son tour Dominique.
-Nous, on a faim!, font d'une seule voix les presque jumelles. Tu sens cette bonne odeur de barbecue, papa?
-Oui!, fais-je, en soupirant.
-Tu as de quoi écrire sur toi, Cora?, ajoute-je, très sérieux.
-Heu... Oui, je crois! Tu dois noter quelque chose de précis?, répond-elle, étonnée par ma demande.
-Oui! Une chose très importante que je ne peux pas oublier!
-Tu arrives à penser boulot dans ce cadre idyllique, toi?, fait Pedro.
-Qui te parles de boulot, Pedro? Je dois absolument noter que je ne peux pas oublier de prévenir les futurs fiancés de ces jeunes personnes qu'elles coûtent une véritable fortune à nourrir!
Tout le monde éclate de rire.
-Méchant!, me font mes filles. C'est même pas vrai!
-...Mais bien imité, quand même!, fais-je, toujours hilare. Allez, venez! Allons voir ce barbecue de près!
Nous passons une après-midi très agréable. Mario nous a expliqué en long et en large ses projets futurs et à ma question concernant le groupe de personnes nues qui jouait au volley, il me répond simplement que c'est une demande de naturistes qui travaillent chez moi. Il a soumis cette demande aux autres membres du personnel et comme personne ne s'y est réellement opposé, il a accepté.
-A moins que vous n'y voyez un inconvénient, Monsieur Pierre?, fait-il, inquiet soudain.
Cora et moi échangeons un regard complice.
-Aucun, aucun!, rassurez-vous, Mario! Je vous raconterai un jour mon histoire... Vous verrez que je serai franchement un ingrat si je n'autorisais pas le naturisme!... Avec tout ce qu'il m'a apporté...
-Vous seriez étonnés, nous dit-il encore, le nombre de personnes qui m'ont demandé si on pouvait le pratiquer ici! Il y a vraiment beaucoup de personnes qui en sont de fervents adeptes!
La vie est belle... Il ne s'est plus rien passé de fâcheux pour notre famille depuis bien longtemps! Qui sait? Peut-être que le responsable de tous nos ennuis s'est lassé finalement...

Chapitre 14

Quand Hubert pousse la porte du petit café, en face de la gare de Braine-l'alleud, Dorian et son frère Marc y sont déjà attablés, dans le coin le plus sombre de la salle.
Bien qu'il ne soit que dix heures trente, la bouteille de vin rouge posée devant eux affiche déjà un niveau loin dessous l'étiquette!
-Vous avez ce que je vous ai demandé?, fait Dorian, pour tout bonjour.
Sans rien dire, Hubert plonge la main dans la poche intérieure de sa veste et en ressort une grande enveloppe brune, pliée en deux.
-Voilà!, fait-il, en la posant sur la table. Qu'allez-vous en faire?
-Vous nous avez bien dit qu'avec les filles, nous pouvions faire ce que nous voulions?, sans répondre à la question.
-Absolument! Tant que cela fait du mal à ce Pierre..., répond Hubert.
-Alors voilà ce que nous avons convenu d' en faire de vos filles, mes frères et moi!, commence Dorian à mi-voix, tout en jetant des coups d'oeil de conspirateur autour de la table où ils sont assis.
Hubert ouvre grand les oreilles...
Quand Dorian a fini ses explications, c'est tout juste si Hubert ne bat pas des mains, comme un gosse à qui l'on aurait promis monts et merveilles.
-C'est démoniaque!, finit-il par dire. C'est excellent! Jamais Delcampe ne s'en remettra... S'il survit!

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