Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 69.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 69.

Message  loudé Mallorca le Mer 16 Avr - 19:31

Episode 69

-A mon avis, tu ne devras pas attendre plus de quinze jours! Il faudra les « dégrossir » alors... Nous ne serons pas trop de quatre, je penses!
-Vrai?, font ensembles les trois frères, y compris Max qui s'était, jusqu'ici, contenté de fixer la télévision sans rien dire.
-Absolument! Nous devrons livrer des gagneuses qui bossent sans poser de questions! Et qui soient très... Comment dire? Dociles! C'est cela: Docile!, continue Dorian, avec son sourire vicieux.
-En attendant, nous avons déjà 20 minutes d'un chouette petit film!, termine-t'il, sortant un disque du graveur.
-Le début de notre prochaine fortune..., énonce-t'il, sentencieux.
Il laisse ses frères se pénétrer de ses dernières paroles et puis:
-Bon! Les gars, en route pour la suite! Marc, Jaco! Vous prenez la Peugeot! Max? Avec moi dans le Dodge! En route! On se retrouve ici dès que tout est fini!
-Comme tout-à-l'heure?, fait Jaco. Un coup de G pour te dire que tout est OK?
-Oui! J'aimerai bien!, fait Dorian.
-OK! On fait comme cela!
Dix minutes plus tard, une vieille camionnette Peugeot J7 grise fait route de toute la vitesse dont elle est encore capable vers Braine-l'alleud, tandis qu'un impressionnant pick-up Dodge bleu, lui, se dirige vers Boisfort.

****
Ce même lundi 21 avril, Marcel, qui a tourné et tourné dans sa tête sa rencontre fortuite avec de Jarvaux puis avec les Durion sans arriver à reliés les fils entre-eux se décide à « monter » à Grand-Sart, pour y observer la casse automobile plus avant.
Pour se faire, il a emprunté la vieille Citroen Xara verte de Mireille...
Elle a un feux arrière cassé et constitue de ce fait l'excuse rêvée pour se présenter dans une casse automobile sans attirer l'attention.
Quand il arrive à Grand-Sart, les portes du domaine des Durion sont, comme à l'accoutumée, grandes ouvertes... Il y entre et va garer la Citroen devant le chalet bureau.
-Ho, ho? Y'a quelqu'un?, fait-il, au bout d'un moment d'attente.
Seuls les aboiements du chien, en provenance d'une caravane dans le fond du terrain lui répondent.
Personne! C'est le moment de fouiner un peu!,se dit Marcel.
La porte du chalet bureau est fermée à clé et Marcel ne s'y attarde guère.
Il se dirige de son pas lent vers le grand hangar, situé sur la droite, à peu près au centre du terrain.
Entre deux piles d'épaves, à gauche, peu avant l'entrée du hangar, une carcasse de Golf noire qui a l'air encore assez récente et même pas accidentée, est posée sur des blocs de bois.
Portières, coffre et capot et roues en ont disparus.
Les gens se débarrassent vraiment de n'importe quoi, songe Marcel. Je parie que cette Volkswagen avait encore de nombreux beaux jours devant elle si on s'était donné la peine de la réparer...
Le hangar n'est pas fermé à clés, lui.
Marcel y entre avec précaution.
-Y a quelqu'un?, lance-t'il encore.
Seul le silence lui répond. Il jette un coup d'oeil autour de lui...
C'est un hangar assez grand, dont toute la partie du fond est encombrée de pièces automobile posées sur des rayonnages ou à même le sol, suivant leurs importances et tailles.
Un établi, avec un étau... Une armoire à pharmacie... Rien que de très normal!
Il en ressort et entreprend d'en faire le tour à pied.
Rien n'attire son attention: C'est juste un grand bâtiment, pas très récent, construit avec des briques de second choix. Rien d'autre.
Sur le côté gauche, un appentis à moitié en ruine, est encore plus ou moins fixé au mur.
A la couleur plus claire et à l'absence de végétation du sol, Marcel devine qu'une voiture, assez grande, -Peut-être une camionnette, pense-t'il- a du séjourner là un moment...
Quand il s'approche de la caravane, dans le fond, les aboiements furieux redoublent.
Le détective n'insiste pas. Il remonte dans la Citroen et s'en va...
Un coup pour rien!, se dit-il. De toute façon, je ne cherchais rien de précis...

****

Le pick-up bleu est arrivé à Boisfort. Il passe sans ralentir devant l'entrée des « ADP Industries »... Au passage, Dorian remarque le discret appel de phares que lui fait la
BMW grise, garée en face de l'allée, entre les arbres et à l'abri des regards.
Il parcourt encore deux cents mètres puis fait demi-tour pour revenir se parquer à une centaine de mètres, dans un petit dégagement, au bord de la route principale.
En face des « ADP Industries », la BMW a quitté l'abri des arbres et s'est stationnée,
deux roues sur l'accotement, juste devant l'allée.
Ainsi placé, son conducteur, tout en faisant face au pick-up, ne peut pas louper une miette des entrées et sorties du bâtiment.
-Plus qu'à patienter!, dit Dorian à son frère, en se tassant sur son siège, comme s'il s'apprêtait à piquer un petit roupillon.
-Quinze heures dix!, pense Hubert. J'en ai marre! Il faut qu'il sorte!
Il compose le numéro du central des « ADP » sur le téléphone intégré à la console de sa BMW.
- « ADP Industries », bonjour! Puis-je vous être utile?, fait une agréable voix féminine.
-Oui, je le crois!, fait Hubert, d'une voix ferme et assurée. Inspecteur Jean-Pierre Denuit, ici.
De la police de Braine-l'alleud... Il y a-t'il un certain Delcampe... Pierre Delcampe, qui travaille chez vous?
-Pierre Delcampe? Mais Monsieur! C'est notre président!
-Ah?, fait Hubert, comme s'il en était surpris. Et vous pouvez me le passer?
-Non! Monsieur Delcampe est très occupé! Nous avons ordre de ne pas le déranger!, répond l'hôtesse d'accueil comme elle le dit à tous ceux qui réclament à parler directement à son patron.
-C'est cela, oui!, ricane mentalement Hubert, amusé malgré lui. Pas à moi! J'ai fais cela avant lui!
-Pourtant, il est très important que je lui parle, insiste Hubert. Sa femme vient d'être admise à l'hôpital après un accident roulage assez grave... A l'hôpital de Braine-l'alleud, précise-t'il.
-Oh! C'est différent, en ce cas. Je vais tenter de vous le passer...
-Ecoutez, non! Je dois partir de toute urgence... Une intervention, vous comprenez?, fait encore Hubert, conscient que si Pierre reconnaît sa voix, tous les plans des Durion s'écroulent. Il a certainement une secrétaire, non?
-Oui, oui!, Bien sûr!, fait l'hôtesse.
-Eh bien, dites-lui de le prévenir azap! (Abréviation dans le langage policier qui signifie « Vite », « de toute urgence ») Cela sera tout aussi bien! Et n'oubliez pas: L'hôpital de Braine-l'alleud, insiste encore Hubert, avant de raccrocher.
Ensuite, il raccroche, un sourire satisfait sur les lèvres.
Cinq minutes plus tard, il aperçoit la petite Renault cinq marquant un bref arrêt au corps de garde avant de redémarrer sur les chapeaux de roues.
Par trois fois, Hubert effectue des appels de phares en direction du pick-up bleu garé plus haut.
Dorian se redresse sur la banquette, met le moteur en route et démarre souplement.
-C'est parti, mon kiki!, fait-il, un sourire mauvais sur les lèvres.

****


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