Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 76.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 76.

Message  loudé Mallorca le Ven 25 Avr - 19:20

Episode 76

-Comment?, fais-je, en évitant de justesse un semi-remorque qui a la mauvaise idée de sortir d'un hangar quand j'arrive à sa hauteur.
-La marque de naissance!, fait Marcel, blanc comme un linge, cramponné à sa ceinture de sécurité.
-Ralentis!, ajoute-t'il. Cela ne servirait à personne d'aller nous tuer!
-Très juste!, concède-je, passant du cent cinquante à un plus sage cent, ce qui, en agglomération, est encore pas mal.
-Donc, reprend le détective, ils vont sûrement la vouloir!
-Que compte-t'il en faire, d'après toi?, demande-je, redoutant déjà sa réponse.
-A mon avis, les complices d'Hubert aiment l'argent par-dessus tout! Je pense qu'ils vont tenter des les fourguer à un réseau de prostitution quelconque...
-Les salauds!
-Oui et non!, continue Marcel. Si c'est pour cela qu'ils les ont enlevées, ils savent très bien qu'elles doivent être « en bon état marchand ». Cela veut dire qu'elles vont être bien traitées...
Au moins jusqu'à ce qu'ils s'en séparent...
Nous sommes parvenus dans l'avenue des Pruniers Bleus...
-Et merde!, fais-je, en pilant net devant le numéro vingt-deux.
Marcel, surpris, manque de s'écraser le nez dans le pare-brise, malgré sa ceinture.
-Pourquoi t'arrêtes-tu ici?, fait-il, étonné.
-Pas les clés de chez moi!, dis-je, laconique, tandis que je cours déjà vers la maison de Nicole.
Elle m'ouvre sa porte au premier coup de sonnette.
-Pierre! Mais que t'est-il arrivé? C'est quoi, cette tenue?, dit-elle, m'examinant des pieds à la tête avec des yeux ronds.
-'T'expliquerai plus tard! Téléphone à l'école des filles et dit au directeur qu'en aucun cas, sous aucun prétexte, Caroline ne doit sortir de l'école... Sous aucun prétexte, insiste bien là-dessus!
-J'irai la rechercher moi-même ou alors tu devras la prendre avec les tiennes, si je ne suis pas revenu!, achève-je.
Sans poser de questions, elle s'exécute.
-Une bonne chose de faite!, soupire-je, en m'asseyant.
-Je crois que je vais aller voir pour te trouver des vêtements, fait Nicole en fixant un endroit précis de mon anatomie que la chemise d'hôpital laisse à découvert. Nicolas et toi êtes sensiblement de la même taille: Je devrais bien trouver quelque chose qui te va dans sa garde-robe!
-Merci!, dis-je, simplement. Et maintenant, Marcel... On va passer à l'attaque...
-Combien m'as-tu dit qu'ils étaient déjà? Quatre? On devrait peut-être prévoir un peu de renfort, non?
-C'est sûr que plus nombreux nous serons..., commence Marcel.
Sans lui laisser le temps de continuer sa phrase, je demande:
-Je peux téléphoner, Nicole?
Elle me passe son portable sans répondre.
-Cédric? Pierre, ici! Oui, je sais! Je t'expliquerai... Un...accident, dirons-nous! Tu peux me rendre un grand service?
Et je lui explique ce que j'attends de lui...
J'enfile ensuite les vêtements que Nicole m'a dégoté: Tant le jean que la chemise, la veste de toile beige ou les chaussures de ville qu'elle me tend ensuite, me vont comme un gant.
A peine plus d'un quart d'heure plus tard, Cédric et « le petit » Michel sonnent à la porte de Nicole...
Je me glisse au volant de la Mercedes et nous démarrons tous quatre vers Grand-Sart.
Quand je vous disais que cela allait faire mal...
Très mal même! 'Fallait pas me chercher!

****

Hubert, malgré le terrible coup qu'il a pris sur le cabochon, reprend peu-à-peu conscience...
Il se sent ballotté de gauche à droite et de droite à gauche, au fil des tournants...
Au bout d'un moment dont il ne peut estimer la durée, la voiture s'arrête enfin...
Le couvercle du coffre où il est toujours couché en chien de fusil s'ouvre:
-L'est cané, tu crois?, entend-il Dorian demander à son frère.
-Sans doute!, répond l'autre, sans émotion apparente. J'vais voir...
Hubert ne bouge pas d'un cil tandis que l'autre lui glisse un doigt dans le cou, juste sous l'oreille, comme il l'a vu faire dans les films, afin de s'assurer que le pouls ne bat plus.
Seulement Marc, malgré ses airs de durs, ne trouverait pas le pouls d'un éléphant même si l'endroit lui était indiqué en caractères néons: il éprouve une véritable aversion à l'idée de toucher un cadavre... Même si c'est lui qui l'a « fabriqué ».
-L'est cané!, assure-t'il, sans même avoir touché son « cadavre ».
Hubert, toujours strictement immobile, essaye de deviner l'endroit où il se trouve en ouvrant les yeux en de minuscules fentes...
Tout ce qu'il peut dire, c'est qu'il fait très noir et qu'aucun bruit ne lui parvient...
Aucun? Un léger glou-glou lui arrive distinctement, maintenant!
Et une abominable odeur d'essence, aussi!
-Allez, viens!, fait Dorian. Laisse couler une ligne d'essence pour faire une mèche et on s'barre!
L'instant d'après, les ténèbres profondes autour d'Hubert ont fait place à une violente lumière rouge orangée....
La BMW, aspergée d'essence, flambe comme un feu de camp scout: Allègrement!
Malgré son atroce mal de tête, Hubert parvient à réunir assez de forces que pour se hisser hors du coffre que les autres ont, par chance pour lui, laisser grand ouvert.
Il se traîne avec difficulté, rampant et geignant à l'abri de quelques herbes folles et perd connaissance pour le compte!
Vers trois heures du matin, Richard Delcourt, un camionneur circulant sur la route nationale n° 5 au volant de son semi-remorque, à l'attention attirée par les lueurs d'un feu qui semble assez conséquent, au beau milieu de la célèbre plaine de Waterloo; celle-là même qui servit de champ de bataille à Napoléon et ses sbires.
-De Richard 23 à tous, lance-t'il dans le micro de son poste CB réglé sur le canal 11, celui réservé aux routiers. Quelqu'un pour un petit coup de six cent? (Six cent: Abréviation de « téléphone » en code Q, le langage des cibistes.)
Pas vingt minutes plus tard, les pompiers sont déjà en train de circoncire le sinistre...
-Ah ben mince!, fait l'un deux à Robert, son équipier. Viens voir: Il y a quelqu'un couché, là!
A quatre heures dix-neuf, Hubert est pris en charge par le docteur... Dawir, aux urgences de l'hôpital de Braine-l'alleud.

****

Bien que sa nuit fut très brève, Dorian se lève d'excellente humeur.
Les uns après les autres , ses frères émergent du sommeil... Il est 10 heures 30 et tous sont de très bonnes humeur... La perspective de leur futur magot, sans doute!
Sans même se dire un mot, ils sortent de leur caravane et se dirigent comme un seul homme vers le hangar.
Dorian ouvre l'armoire à pharmacie...
Immédiatement, les filles enchaînées lui apparaissent, encore endormies sur leurs lits respectifs...
Il ne sait pas ce qui le fait le plus jouir: De les voir nues ou de les savoir ainsi. A sa merci!
A son bon vouloir! Totalement dépendantes de lui...
Il s'empare du micro, tourne le bouton du volume au maximum et lance:
-Bien dormi, Mesdemoiselles?

A suivre

loudé Mallorca

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