Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 78.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 78.

Message  loudé Mallorca le Mar 29 Avr - 21:07

Episode 78

Il opère un sec demi-tour sur les talons et démarre coudes-aux-corps vers les doubles portes hangar...
-Max! Jaco! Marc! A moi!, hurle à pleins poumons le petit bonhomme au bonnet de laine.
La demi porte droite du bâtiment s'ouvre sur le restant de la famille...
Malgré moi, en les voyants sortir à la queue-leu-leu, j'ai une ébauche de sourire: On dirait les quatre Dalton! En plus moche!
-Nous v'là, Dorian!, lance le plus grand.
Il tient une barre de fer du style « démonte-pneu » à la main.
Michel et moi débouchons au milieu de ce capharnaüm en même temps.
En m'apercevant, Dorian a pâli:
-Vous!, fait-il. Vous n'êtes pas...
-Eh non! Je ne suis pas..., lui dis-je en le fixant durement dans le blanc des yeux. Et tu vas le regretter amèrement, crois-moi!
Avant qu'il n'ait eu le temps d'esquisser un geste, je suis sur lui...
Mon poing droit part à peine un peu moins vite que la vitesse de pointe d'un attelage de quatre chevaux... et le percute à l'estomac avec au moins autant de puissance!
Dorian se plie en deux en hoquetant.
Je le relève d'un uppercut au menton et le termine par un crochet au foie à « assommer un bœuf ».
N'importe qui d'autre aurait « son compte » et resterait coucher au sol...
Pas Dorian Durion!
Il se redresse, secoue la tête de droite à gauche et se relance sur moi:
-Pas si vite, Delcampe!, me crache-t'il, en tentant de m'envoyer un crochet à la face. Tu pourrais encore regretter avant moi d'être venu me défier sur mon propre terrain!
Je l'esquive de justesse! Il a du répondant, ce salaud! On va lui mettre la dose « adulte », alors...
C'est sans compter sur le plus grand, celui qui est armé de sa barre de fer:
-Vas-y, Marc. Ecrase-lui la gueule, à ce salaud! hurle Dorian.
Michel l'a vu s'approcher dangereusement de moi: Il bondit et le percute de tout son poids sur le flanc.
Déséquilibré par le choc de cette masse de cent-vingt kilos, le Marc en question lâche son démonte-pneu et s'en va valdinguer dans une épave d'Opel Record qui, pourtant, n'aspirait plus qu'à une retraite paisible.
Sa tête fait un drôle de bruit en heurtant le montant du pare-brise de la voiture: Une sorte de craquement mou. Il a un spasme et retombe. Inerte!
Michel s'en approche. Je le vois se pencher vers lui et lui saisir le poignet droit.
-Pour lui, c'est fini!, annonce-t'il, laconique.
Un de moins!, me dis-je. Bon débarras!
-Marc!, crie Dorian. Salauds! Vous l'avez tué!
Une écume blanche lui sort de la commissure des lèvres: Il bave comme un chien enragé!
-Ce n'est pas une grande perte!, lui lance-je, méprisant. Perso, je trouve même que cela rend un fier service à l'humanité!
-Jaco! Max! Où êtes-vous?, hurle Dorian, à pleins poumons.
-Chante toujours, joli canari!, dis-je. Il n'y a plus que toi et moi, mon p'tit père!
Il me fixe, incrédule.
-Regarde toi-même!, dis-je encore.
Il se retourne: Ses deux frères sont debout, les bras en l'air, face à la porte ouverte du hangar.
A leurs côtés, Cédric et Michel les surveillent, prêts à intervenir à la moindre co...rie de leur part!
Ils ne bougent plus d'un cil...
A mon humble avis, si vous voulez l'avoir, ce qui les convainc le plus de rester tranquille, c'est sûrement l'oeil noir du Spécial Police que Marcel tient braqué à hauteur de leurs nombrils, d'une main qui ne tremble pas.
Il pâlit à nouveau et se lance sur moi, en hurlant:
-J'vais te crever! J'vais te crever, t'entends? Et tes deux putes avec!
Cela, ce sont les mots de trop!
La rage que je parvenais plus ou moins à juguler jusqu'ici rompt ses digues d'un coup!
J'entame une entreprise « de démolition de façade » massive! Méthodique!
Je cognes avec des « han » de bûcheron, sans retenir aucun de mes coups.
En face, Dorian essaie de se défendre, comme il le peut.
Au tout début, il parvient à encaisser mes coups sans reculer.
Il me place même deux manchettes qui me font assez mal...
Soudain, vif comme l'éclair, il se baisse et récupère le démonte-pneu laisser là par feu son frère...
Il s'approche de moi en le faisant tournoyer devant lui..., sûr de sa victoire!
J'ai assez joué comme cela! Je feinte en me pliant en deux vers l'avant et quand il lève sa barre de fer, d'un air triomphant, pour me l'abattre sur la tête, je profite de l'ouverture vers sa mâchoire pour y envoyer mon talon avec toute la puissance dont je suis capable!
Les chaussures de ville prêtées par Nicole sont loin d'être des « Combat-shoes » mais l'impact violent lui fait lâcher son outil.
Il crache ses quatre incisives, surpris, et le sang se met à couler en abondance de sa bouche.
Je ne lui laisse pas le temps de récupérer, cette fois: Les tranchants de mes mains s'abattent violemment sur ses clavicules.
Un craquement sec et les deux bras de la petite crapule se mettent à pendre lamentablement le long de son corps.
Si vous ne le savez pas, je vais vous apprendre un truc : Il est très difficile d'encore utiliser ses bras quand on a les deux clavicules brisées !
Je vois, avec une joie morbide, la terreur s'inscrire dans ses yeux quand il comprend qu'il n'aura pas le dessus!
Je cogne, ressentant une joie profonde à chacun de mes coups.
Je frappe des poings, des pieds, du tranchant des mains...
Je ne vois plus rien que cette loque sur laquelle je m'acharne comme un jeune chien sur son jouet...
Je ne m'arrête que quand je sens des bras puissants me retenir et des voix qui me crient:
-Arrête, Pierre! Tu vas le tuer! Arrête-toi! Stop!
Lentement, mon adrénaline retombe... J'ai les poings en sang...
Dorian, lui, ne bouge plus!
Même avec beaucoup -mais alors, vraiment beaucoup- d'imagination, sa mère ne le reconnaîtrai plus!
S'il est encore vivant, le chirurgien qui va le retaper peut déjà réserver le bloc pour toute l'année prochaine...
Et prévoir une notice de montage: Certaines de ses pièces devront être remplacées!
Michel s'en saisit avec autant d'effort apparent que s'il ramassait un billet de 5 euro parterre et va le placer sous la garde de Marcel, avec ses deux frères. Nous entrons dans le hangar...
-Coraline! Magali! Vous êtes là?, hurle-je le plus fort que je peux.
-Coraline, Magali? Ho, ho? Vous êtes où?, crions-nous maintenant, ensembles Cédric, Michel et moi.
Rien! Silence total!
Pourvu que nous n'arrivions pas trop tard! Que ces crapules ne s'en soient pas encore débarrassées...
Je ressors du hangar et me dirige, l'air mauvais et décidé, vers le plus jeune de ce qui reste de la bande Durion; celui que la loque humaine qui geint doucement, couché sur le sol à côté du cadavre de son frère, appelait « Jaco » il y a encore quelques minutes.
-Où sont-elles?, lui demande-je, d'une voix très douce.
-Vas te faire f...!, me répond-il, en crachant à mes pieds.

A suivre

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