Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 79.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 79.

Message  loudé Mallorca le Mer 30 Avr - 20:56

Episode 79

-Oh, je vois! Monsieur est un dur! Tu as trois secondes, dis-je, en lui enserrant la gorge de ma seule main droite. Trois secondes avant que tu ne ressembles à ton petit frère, là, à terre! En pire!
Il me regarde droit dans les yeux.
Ce qu'il lit dans les miens ne doit pas le rassurer sur son avenir immédiat car il me lâche aussitôt, d'une voix blanche:
-Dans le fond! Dernier rayon! Derrière les capots!
-Pierre! Viens voir!, me crie Cédric soudain, depuis l'intérieur.
Je me précipite...
Mes deux amis sont debout, devant une armoire à pharmacie ouverte au-dessus d'un établi...
Ils ont l'air fascinés par le spectacle qu'ils contemplent...
Je m'approche, intrigué, et regarde, moi aussi, ce qui semble les hypnotiser de la sorte...
Mon coeur a un raté: Je scrute le visage de mes amis incrédules, et j'éclate de rire!
Un grand, un long, un puissant fou-rire!
A m'en faire mal au côtes...
A m'en exploser la rate!
Mes amours sont là, bien vivantes, serrées l'une contre l'autre, et pour autant que je puisse en juger par l'intermédiaire de l'écran télé, en bonne santé!
-Nous vous gênez pas, vous autres! Contemplez les c... de ma femme et de ma fille à loisirs!, fais-je, en essayant de prendre un air sévère.
Puis, avisant le micro posé sur l'étagère à côté de l'écran je m'en empare et y articule:
-'Peux pas tourner le dos cinq minutes sans vous retrouver à poil, vous deux!
Sur l'écran, je vois mes deux amours faire un bond sur le lit tandis que leurs lèvres articulent clairement le mot « papa » pour l'une; « Pierre » pour l'autre!
-'Mériteriez que je vous laisse là, tiens! Rien que pour la peur que vous m'avez faite!
L'instant d'après, j'ai découvert l'accès de la pièce secrète et j'y pénètre, Michel et Cédric sur les talons.
Enfin, je devrai plutôt écrire « Cédric sur les talons » car le « petit Michel », vu son gabarit, ne parvient pas à passer l'étroite entrée.
Je serre mes deux raisons de vivre contre moi, tandis que Cédric, gêné par la nudité des filles, ne sait où poser les yeux.
-Ne soit pas embarrassé par notre tenue, voyons!, fait Cora. Ce n'est pas la première et ce ne sera certainement pas la dernière fois qu'un mec nous verra à poil! On n'y est pour rien, c'est à chaque fois pareil!, plaisante Cora. Nous sommes nées tellement jolies que tout le monde veut nous voir sans vêtements!, achève-t'elle, avec un clin d'oeil à Magali.
-Michel, lance-je, en direction de la porte. Essaye de me trouver des vêtements pour ces dames! Même si cela ne les gênent pas outre-mesure, je ne vais pas les laisser sortir d'ici dans leur tenue de naissance!
Cinq minutes plus tard, il me tend deux salopettes bleues et propres par la porte ouverte...
-Bien, Pierre!, me dit Cora, en riant. Comme c'est gentil de te soucier de notre apparence!
-Mais comment veux-tu que nous enfilions cette fabuleuse salopette dernière mode...avec nos bijoux de chevilles?, achève-t'elle, goguenarde.
-Ils vous ont enchaînées... Comme des esclaves!, fais-je, en découvrant les chaînes que Cora me désigne. Les salauds! Michel: Amène-moi une scie à métaux! Vite!
-Qu'est-il arrivé à ton ventre?, demande-je encore, en apercevant seulement maintenant les zébrures rouges qui le marque.
-C'est le plus jeune de la bande, papa! Je ne voulais pas me déshabiller: Il a frappé maman jusqu'à ce que j'obéisse!
-C'est tout ce qu'ils vous ont fait, ces salauds?, interroge-je encore, inquiet d'entendre leur réponse.
-Oui, Pierre! C'est tout, heureusement! Mais il était temps que vous arriviez quand même: Un jour ou l'autre, nous y « serions passées ».
-Ils me l'ont bien fait comprendre!, dit Cora, frémissante de dégoût à cette idée.
La scie amenée par Michel s'avère d'excellente qualité: Je ne mets pas cinq minutes pour libérer mes amours.
-Habillez-vous et quittons cet endroit maintenant!, dis-je.
-Enfin, si vous voulez rester..., plaisante-je.
-C'est lui qui a battu maman!, fait Magali, en passant devant Jaco, lorsque nous sortons du hangar.
Avant que je n'ai eu le temps de répondre quoi que ce soit, Jaco est recroquevillé parterre, à côté des deux autres...
Plié en deux de douleur...
En passant devant lui -allez savoir pourquoi- Cora a eut une subite envie de jouer une partie de football...
Comme cela! Juste pour se distraire...
Elle vient de tirer un penalty, avec deux balles s'il-vous-plait, à rendre jaloux un Zinédine Zidane lui-même!
A voir le visage de Jaco, les dites balles -les siennes- doivent actuellement se trouver à peu-près derrière ses oreilles ou pas loin, en tout cas!
-Cela m'a fait mal aux orteils, d'accord!, fait-elle, grimaçante sous la douleur. Mais cela fait quand même un bien fou!
-Mission accomplie, Messieurs?, interroge comiquement Marcel.
-Oui, chef!, lui répondons-nous, en nous fixant dans un garde-à-vous d'opérette.
Jugeant sans doute que nous ne faisons plus attention à lui, Max tente un ultime baroud: Il repousse violemment Marcel en arrière et entame un sprint en direction de la route...
Il n'a pas parcouru dix mètres qu'il est rejoint par Michel étonnant de célérité malgré sa constitution plutôt...robuste!
Celui-ci l'attrape par le bras, au vol, et le faisant pivoter sur lui-même, l'envoie la tête la première , dix mètres plus loin, juste sur la pilastre du vantail qui ferme l'accès de la casse depuis la rue.
Max s'écroule, KO!
-Bien!, fait Marcel, en remettant son Colt en poche. Plus qu'à appeler la maréchaussée...Et une ambulance!
-Papa?, fait d'une petite voix Magali.
-Oui?
-J'ai faim!
Enfin! Mon univers re-bascule vers la normale... Qu'il n'aurait jamais dû quitter!

****
A suivre.

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