Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 80.

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Coraline & Pierre: La vengeance de de Jarvaux d'Arbois. Episode 80.

Message  loudé Mallorca le Jeu 1 Mai - 19:52

Episode 80

Deux jours se sont écoulés depuis notre petite virée à Grand-Sart...
Deux jours que nous avons passés enfermés chez nous, sans voir personne, à savourer ce bonheur simple d'être en famille... bien conscient que nous avons bien failli en être privé à tout jamais!
Et tant pis pour les jours d'absence des filles à l'école: Il s'en fallut de très peu pour qu'elles n' y retournent jamais!
Notre famille compte un nouveau membre depuis Grand-Sart: Un Bernois noir et feu!
En effet, quand Magali m'a annoncé qu'elle avait faim, Cora nous a révélé qu'elles n'avaient rien avalées depuis la veille.
En attendant l'arrivée de la police, je suis donc parti fouiller un peu les lieux pour trouver quelque chose à grignoter.
Quand j'ai posé la main sur la poignée de la porte du bureau, le chien a aboyé furieusement.
Magali, qui était juste derrière moi, l'a juste regardé dans les yeux et l'impensable s'est produit: Il a reculé, puis s'est couché derrière la porte... En remuant la queue!
J'en étais scié! Magali est entrée la première dans le bureau et le chien est venu lui faire la fête, comme si il la connaissait depuis toujours!
Quand nous sommes ressortis du bureau, après y avoir découvert une boîte de biscuits, ce cabot suivait ma fille, truffe contre pied!
Plus fort encore: Il n'a même pas eu un seul regard pour ses anciens maîtres pourtant allongés devant le hangar, à quelques mètres de lui.
-Que va-t'on faire de lui, papa?, m'a demandé ma fille, de l'espoir plein les yeux.
-On ne peut quand même pas l'abandonner ici!, a continué Cora.
-Mais... Mais on ne sait même pas comment il s'appelle, ai-je répondu, sans trouver rien d'autre à dire.
-Ah, je vous demande bien pardon!, a dit Marcel, mais ce n'est pas tout-à-fait vrai! Pas vrai, Delco?
A l'énoncé de son nom, le clebs remue la queue comme un fou...
-Bon! J'ai compris! Nous avons un chien depuis cinq minutes! Bienvenue chez les Delcampe, mon gros!
A croire qu'il comprend ce que je lui dit: Il se lève et viens me lécher la main, son ventilateur caudal tournant à 1200 tours. Au moins!
Le retour à Waterloo n'a pas été des plus discrets: C'est la police qui, après nous avoir entendu durant plus de trois heures, nous a ramené chez nous, sous le regard ébahi des voisins.
Mais ce n'est pas tout: Une fois devant la porte... Comment fait-on pour entrer?
Il est déjà tard et mes clés sont restées dans la poche du pantalon que je portais quand les Durion m'ont fait sortir de la route, à Boisfort.
Et d'après vous... Il est où, ce pantalon? Bravo! Vous suivez bien l'histoire!
Pour ceux qui donnent leur « langue au chat »...
Rappelez-vous les conditions dans lesquelles j'ai quitté l'hôpital...
Mon futal est toujours suspendu dans la penderie de ma chambre d'hôpital, à Braine-l'alleud!
-Pas grave!, me dit Hervé, l'agent avec qui j'ai sympathisé sur le trajet de retour. On va aller les chercher...
Et pour aller les chercher...Nous sommes aller les chercher! Toutes sirènes hurlantes! A l'aller comme au retour! Douze minutes, montre en main, aller-retour!
Qui a dit que les flics ne savaient pas conduire?
Le plus drôle, c'est que quand nous sommes revenus, tout le monde était déjà rentré: L'émotion de nos retrouvailles passée, Caroline s'est souvenue qu'elle en avait une !
Vendredi, en fin de journée, j'ai la surprise de voir débarquer Michel et Cédric à la maison.
En ouvrant la porte pour les accueillir, je constate qu'ils sont venus avec deux voitures distinctes: la Toyota de Cédric et une Citroen C4, modèle Picasso, noire.
-J'ai pensé que tu aurais besoin de cet engin pour les jours qui viennent, dit Cédric en me désignant la Citroen du pouce, avant de m'en tendre les clés.
-Garde-là tout le temps que tu veux, continue-t'il. C'est une voiture du garage que je viens de faire immatriculer rien que pour toi!
Sacré Cédric! Il pense à tout! J'avais complètement oublié que je n'avais plus de voiture!
-Merci!, dis-je, sincèrement touché par l'attention. Mais entrez! Entrez!
-Non merci!, font-ils, d'une seule voix. On passaient juste te déposer la voiture... Nous aussi, nos femmes nous attendent...
-Hé bien... Encore merci pour tout, les gars!, ne puis-je que dire. Sans vous...
-N'en parlons plus!, rétorque Cédric. Tu aurais fait pareil pour moi, je le sais bien!

****

Samedi matin, vers dix heures, la sonnerie de mon portable me surprend au beau milieu de mon petit déjeuner.
-Pierre? Marcel ici! Je viens de recevoir un appel assez étonnant en provenance de l'hôpital de Braine-l'alleud...
-Qu... Quoi? Et... Il veut nous voir? Tous?, bafouille-je. Tu en es sûr? C'est nous qu'il réclame?
-Oui! Je sais, c'est très étrange... Mais c'est vraiment vous qu'il réclame!
D'après le Docteur Dawir qui s'en occupe, il n'en a plus pour longtemps...
Je raccroche, sidéré par ce que Marcel vient de m'annoncer: de Jarvaux est à l'hôpital, plutôt mal en point et veux nous voir! Tous! Cora, Caro, Magali et moi! Il a même demandé Dominique!
-Tu en fais une tête, mon coeur!, me dit Cora, en reposant son café. Quelque chose qui ne va pas?
-Tu ne croiras jamais qui nous réclame...
-Qu'il crève!, fait Cora, les yeux flamboyants de colère, quand je termine de lui relater ce que m'a dit le détective.
-Je suis bien de ton avis!, dis-je. Ce qui m'étonne, c'est que ce soit Dawir lui-même qui ai prévenu Marcel. Dominique et moi lui avions pourtant fait un portrait plutôt exact du genre d'individu...
-Je crois que nous devrions y aller!, continue-je, pensivement. Après tout, qu'est-ce qu'on risque? D'autant qu'il est très mal en point, paraît-il.
-Tu crois vraiment?
A 14 heures, et plutôt à contre-coeur, nous montons dans la Citroen prêtée par Cédric et nous rendons à l'hôpital.
La réceptionniste, à l'entrée, m'accueille avec un grand sourire:
-Tiens!? Monsieur Delcampe! Vous êtes plus habillé que la dernière fois...
Cette fine remarque a l'art de provoquer l'hilarité de sa collègue et voisine de bureau.
-Et vous me préférez comment?, fais-je sérieusement, en faisant mine de dégrafer la ceinture de mon pantalon.
-Restez habillé, surtout!, crie-t'elle presque, en rougissant.
-Moi, vous savez, c'était pour vous faire plaisir!, fais-je toujours sur un ton sérieux, tandis que je remarque, du coin de l'oeil les gros efforts que fait ma « tribu » pour ne pas éclater de rire.
-A quel étage puis-je trouver Hubert de Jarvaux d'Arbois, demande-je encore, glissant volontairement sur le « Monsieur ».
Elle consulte une liste posée devant elle, sur la tablette de son guichet d'accueil:
-Sixième! Chirurgie neurologique, m' annonce-t'elle.
Au sortir de l'ascenseur, je me heurte au Docteur Dawir qui y entre.
-Delcampe!, maugrée-t'il, en rajustant ses lunettes. J'aurai dû m'en douter! Pourquoi est-ce que, à chaque fois que vous êtes dans cet hôpital, vous vous sentez obligé de me heurter, d'une façon ou d'une autre?
Puis, radouci:
-Vous venez pour le vieux?, je suppose.


A suivre

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